MasukPendant six mois, ils ont bravé tous les interdits. Pour Elena et Aaron, leur relation n'avait rien d'un long fleuve tranquille. C'était un secret brûlant, une passion sauvage et purement charnelle consommée à l'abri des regards. Leurs corps s'aimaient comme des bêtes, cherchant dans la friction de la peau une trêve à la réalité destructrice qui les entourait. Mais on ne joue pas avec le feu sans se brûler. Une dernière nuit de plaisir….. Elena a tout effacé pour survivre. Aaron est prêt à tout détruire pour la posséder à nouveau. La traque est lancée, et elle s'annonce aussi sauvage que leurs nuits.
Lihat lebih banyakLa suite présidentielle de l’hôtel Westminster exhalait le luxe discret, mais pour l'instant, l'immense lit king-size aux draps de soie noire n'était qu'un détail invisible. Dès qu'Aaron avait poussé la porte de la chambre, l'atmosphère feutrée s'était instantanément chargée d'une tension sexuelle presque asphyxiante.
Leurs regards se croisèrent, et l'illusion du contrôle vola en éclats. En deux enjambées puissantes, Aaron balaya l'espace, attrapa Elena par la taille et la poussa brutalement contre le panneau de bois verni de la porte qui claqua. Leurs corps s'entrechoquèrent avec une force électrique. Les grandes mains d'Aaron s'ancrèrent dans les hanches d'Elena, soulevant légèrement son bassin pour la coller contre sa propre virilité, dure et impatiente sous son pantalon. Un gémissement de pure frustration échappa de la jeune femme alors qu'Aaron s'emparait de sa bouche. Ce n'était pas un baiser, c'était un assaut : une lutte de langues affamées, un échange de salive fiévreux où leurs lèvres se dévoraient, dicté par des semaines d'attente forcée. « Tu as mis beaucoup trop de temps à venir », souffla-t-elle, à bout de souffle, entre deux morsures au coin de ses lèvres. « Tais-toi », grogna Aaron, la voix rauque, brisée par l'excitation. Sans lui laisser le temps de répliquer, il glissa ses mains sous la robe de soie d'Elena, ses doigts chauds remontant le long de ses cuisses nues, faisant glisser ses sous-vêtements au passage. Dans une urgence sauvage, les tissus de luxe furent écartés, déchirés dans la hâte d'annuler la moindre distance. Elena enroula ses jambes autour de la taille d'Aaron, s'ouvrant totalement à lui alors qu'il la portait sans effort. Aaron fit pivoter leurs corps d’un geste fluide et la déposa sur le matelas moelleux. En un instant, il la surplomba, les genoux ancrés de chaque côté de ses cuisses. Leurs souffles courts et saccadés saturaient l'espace alors qu'Aaron descendait ses baisers le long de son cou, mordant la chair tendre de sa clavicule, tandis que sa main descendait déjà pour guider son sexe impatient contre l'intimité déjà brûlante et trempée d'Elena. Le frottement de leurs peaux nues contre la soie noire du lit ne fit qu'amplifier l'incendie. Elena cambra le dos, les doigts crispés dans les draps, alors qu’Aaron se calait définitivement entre ses cuisses. L’attente avait été trop longue, la tension trop lourde pour s'encombrer de préliminaires superflus. D'un coup de rein puissant et fluide, Aaron s'enfonça en elle. Un cri aigu, mélange de surprise et de pur soulagement, fut étouffé par la bouche d’Aaron qui revint écraser la sienne. L'ajustement fut immédiat, parfait, une sensation de plénitude brute qui leur arracha à tous deux un frisson violent. Aaron se figea une seconde, les muscles du dos tendus à l'extrême, savourant l'étreinte étroite et brûlante de la jeune femme, tandis qu’Elena enroulait plus fermement ses jambes autour de ses hanches pour l’inciter à bouger. Il commença son va-et-vient, d’abord lent et lourd, enfonçant son sexe jusqu'à la garde avant de se retirer presque entièrement, prolongeant le supplice. Elena gémissait contre son cou, le vrombissement de sa voix vibrant directement contre la peau d’Aaron. Ses ongles à elle s'enfoncèrent dans les épaules musclées du jeune homme, y laissant des croissants rouges. Le rythme s'accéléra rapidement, dicté par une urgence animale. Les coups de boutoir d’Aaron devinrent plus profonds, plus rythmés, faisant grincer le cadre du lit massif. À chaque impact, Elena sentait la vague de plaisir monter, plus haute, plus menaçante. Aaron changea d'angle, attrapant une de ses jambes pour la relever sur son épaule, s'offrant un accès encore plus direct. La friction devint si intense qu'Elena rejeta la tête en arrière, les yeux clos, perdue dans les sensations qui submergeaient son cerveau. « Regarde-moi », ordonna Aaron d'une voix basse, presque sauvage. Quand elle ouvrit les yeux, son regard sombre, brillant de luxure et d'une possession absolue, acheva de la briser. Quelques secondes plus tard, les parois internes d’Elena se contractèrent violemment autour de lui dans les spasmes d'un orgasme foudroyant. Ce déclic fit perdre tout contrôle à Aaron : dans un dernier grondement rauque, il accéléra la cadence pour la rejoindre, se libérant profondément en elle alors que leurs souffles courts se confondaient dans l'obscurité de la chambre.Le piège ne se referma pas à cause d'une erreur d'Elena, mais par la faute de la modernité qu'elle fuyait.Pour les deux ans de la miellerie artisanale qui l’employait, le propriétaire avait décidé de moderniser sa communication. Un après-midi de juillet, un photographe local était venu immortaliser l'équipe en plein travail. Elena avait tenté d'esquiver l'objectif, prétextant une livraison à préparer, mais le patron l'avait attrapée par la taille en riant pour la joindre au groupe.— Allez, Hélène ! Tu fais partie de la famille maintenant !Le cliché fut mis en ligne le soir même sur la page officielle de l'artisanat de la Nièvre. Elena y apparaissait de trois-quarts, un pot de miel de châtaignier à la main, un sourire timide aux lèvres, ses longs cheveux attachés en une tresse lâche. Pour le monde, c'était une jolie photo de terroir.Pour l’algorithme de reconnaissance faciale qu’Aaron payait une fortune chaque mois pour scanner le web mondial, ce fut un signal rouge vif.À New York
Deux ans. Vingt-quatre mois de silence, de saisons qui se croisent sur les cimes du Morvan, et de paix payée au prix fort.Pour Aaron, ces deux années furent un enfer de plomb. Les premiers mois, il avait littéralement retourné la France. Des plaines de Bourgogne aux confins de l'Occitanie, ses hommes avaient fouillé, interrogé, corrompu. Mais Elena avait disparu comme une ligne de fumée dans un ciel d'hiver. Le bref signal de son appel près de Laroche-Migennes n'avait été qu'une impasse. Elle n'avait plus jamais rallumé de téléphone, plus jamais utilisé sa véritable identité, plus jamais touché à un compte bancaire. L'argent d'Adam avait été son dernier lien avec la société. Elle était devenue un fantôme dans un pays de brume.À New York, le parrain était devenu une légende de terreur. Sa frustration et son obsession non résolue s'étaient muées en une discipline de fer. Son empire s'était étendu, lavé dans le sang de quiconque croisait sa route, mais le penthouse de Manhattan restait
Le silence qui suivit la coupure de la ligne fut plus assourdissant que n'importe quelle détonation. Dans la chambre de bonne désertée, Aaron resta immobile, le bras encore levé, le téléphone pressé contre l'oreille comme s'il pouvait encore y puiser le souffle d'Elena.Ses aveux résonnaient en boucle dans son esprit, agissant comme un carburant hautement inflammable. Il n'y a que toi. Tu es partout en moi. Ces mots venaient de balayer d'un coup de balai magistral la jalousie maladive qui lui broyait les viscères depuis vingt-quatre heures. Le soulagement fut si violent qu'il en eut presque le vertige, immédiatement remplacé par une poussée d'adrénaline et une excitation sexuelle brute, sauvage. Elle ne s'était pas donnée au peintre. Son corps s'était verrouillé. Elle lui appartenait toujours, marquée au fer rouge par son souvenir.Mais la fin de sa déclaration — ce constat d'une destruction mutuelle — fit durcir ses traits. On se détruit l'un l'autre.— Qu'on brûle, alors, murmura-t-
Elena ne descendit pas à Narbonne. Alors que le TGV ralentissait à l'approche des paysages arides du Sud, une intuition viscérale lui souffla de rester assise. Fuir en Occitanie, se terrer dans un village de pierre des Corbières comme le lui avait suggéré Adam, c’était exactement le genre de trajectoire prévisible qu’Aaron décoderait en analysant le profil du jeune artiste. Elle laissa les collines défiler derrière la vitre et prolongea son voyage, s'enfonçant encore plus loin, changeant de train pour se perdre dans une autre province, là où personne ne l'attendait.Une fois arrivée dans une gare anonyme, elle se dirigea immédiatement vers une petite boutique de téléphonie d'occasion. Avec une partie des billets d'Adam, elle acheta en liquide un téléphone d'entrée de gamme et une carte SIM prépayée, anonyme.Elle sortit sur le parvis désert, la main tremblante. Ses doigts, qui connaissaient ce numéro par cœur, composèrent la suite de chiffres internationaux. Elle prit une immense insp


















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