LOGINTrahie par son père, Inaya est la cible de l'impitoyable exécuteur Kaelen Sterling. Mais un coup d'État les coince ensemble dans un bunker. Ennemis jurés, blessés, ils s'engagent dans un huis clos étouffant où la haine nourrit un désir sauvage. Qui brisera l'autre en premier ? (18+)
View MorePOV INAYA
L’odeur de la poussière industrielle et du fer rouillé m’irrite la gorge depuis deux heures, mais je refuse de tousser. Le moindre bruit ici équivaut à un arrêt de mort. Accroupie derrière une carcasse de générateur en métal froid, je serre les doigts autour du boîtier métallique noir que j'ai arraché au coffre-fort de mon père.
Le projet « L'Œil du Cyclone ».
Je ne sais pas encore tout ce que contiennent ces fichiers cryptés, mais je sais une chose : c’est ma seule chance de liberté. Ou mon ticket pour l’enfer.
À en juger par les bruits de pas lourds et les cliquetis d'armes automatiques qui résonnent à l'autre bout du hangar, l’enfer a pris de l'avance.
— Cherchez partout ! Si elle s'échappe, le boss nous coupe la tête !
La voix de Marcus. Le bras droit de Sterling. Un psychopathe fini qui a toujours regardé mon père comme un dieu et moi comme une anomalie . Que foutent les hommes de la sécurité de mon père ici ? J'avais envoyé un message crypté pour dire que j'avais besoin de distance, pas pour qu'il m'envoie son armée de chiens enragés.
Un faisceau de lampe torche balaie le mur de béton brut juste au-dessus de ma tête. Je retiens mon souffle, le cœur battant à tout rompre contre mes côtes. Mon débardeur noir est trempé de sueur, collé à ma peau. J’ai survécu à la cage dorée de mon père pendant vingt-trois ans en apprenant à me fondre dans les ombres. Je ne me laisserai pas attraper par ces abrutis. Pas aujourd'hui.
Soudain, un silence de mort s'abat sur l'usine. Les pas de Marcus s'arrêtent net.
Une silhouette se découpe sous la faible lueur de la lune qui perce les verrières brisées du toit. Grand. Imposant. Une carrure de prédateur taillée dans le granit et drapée dans un costume sombre sur mesure, sans une seule ride.
Kaelen Sterling.
L’exécuteur en chef de mon père. Le monstre de sang-froid que tout le milieu mafieux craint, et l'homme que j'exècre le plus au monde. Son visage aux traits acérés est plongé dans la pénombre, mais je devine son regard de glace, ce regard qui ne cille jamais quand il presse la détente.
— Sterling, enfin ! lance Marcus d'une voix bizarrement tendue. Tu l'as trouvée ?
Kaelen ne répond pas tout de suite. Il avance d’un pas lent, mesuré, le bruit de ses bottes de cuir résonnant comme un glas. Il y a une aura de danger si lourde autour de lui que même l’air semble se glacer.
— Elle est ici, dit le boucher . Sa voix est un grondement grave, calme, d'une neutralité terrifiante. Sortez d'ici, Marcus. Je m'en occupe personnellement.
— Le boss a dit qu'on devait—
— Le boss m'a donné l'ordre, coupe Sterling, et sa voix se durcit d'un coup, tranchante comme un rasoir. Sortez. Maintenant.
Un grognement frustré s'échappe de la gorge de Marcus, mais personne ne contredit Kaelen Sterling s'il tient à sa vie. Les pas des hommes s'éloignent vers la sortie sud, me laissant seule dans l'immensité de l'usine désaffectée. Seule avec le diable.
Je commence à me redresser doucement, pensant profiter du départ des autres pour me glisser vers la sortie nord. Mais avant même que mon talon ne quitte le sol, un déclic métallique claque juste derrière mon oreille.
Le canon d'un Sig Sauer, froid et implacable, se pose contre ma tempe.
Je me fige. Une décharge d'adrénaline pure me traverse les veines. Comment a-t-il fait ? Je ne l'ai même pas entendu approcher. Mon cœur rate un battement, mais je refuse de lui montrer la moindre faiblesse. Je redresse lentement la tête, alignant mon regard sur le sien.
Ses yeux sombres me fixent, impitoyables, brûlants d'une intensité possessive et noire. Il n'y a aucune pitié dans son expression. Juste la promesse de la fin.
— Tu as trois secondes pour prier, Inaya, murmure-t-il, la voix si près de mon visage que je sens son souffle chaud sur ma peau, contrastant cruellement avec le métal glacé de son arme.
Je sens mon sang bouillir. La peur se transforme instantanément en une rage sauvage, celle qui m'a toujours permis de survivre au monstre qui nous sert de boss. Un sourire provocateur et féroce étire mes lèvres alors que je plante mes yeux dans les siens, refusant de ciller .
— Alors tire, Mr. Sterling, je réplique d'une voix basse, vibrante de haine. Parce que si tu me rates, je te jure que c’est moi qui te briserai.
Ses sourcils se froncent légèrement, surpris par mon répondant. Ses doigts se crispent sur la crosse de son arme. Une seconde de trop s'écoule. La tension entre nous est si épaisse qu'elle pourrait s'enflammer. On se défie du regard, nos souffles se mélangeant dans l'obscurité, deux forces prêtes à s'entre-détruire.
Et c'est exactement ce qui arrive.
Avant qu'il ne puisse presser la détente, une rafale de tirs lourds éclate, brisant les vitres restantes de l'usine dans un vacarme assourdissant.
POV : Inaya Kaelen luttait visiblement pour maintenir le véhicule en ligne droite. Ses doigts étaient crispés sur le volant avec une force disproportionnée, ses articulations blanchies trahissant l'effort surhumain qu'il fournissait Sa peau mate était luisante de sueur sous l'éclairage vert du tableau de bord, et de légers tremblements secouaient ses épaules musclées. La fièvre du bunker était en train de triompher de ses dernières défenses.Je détournai les yeux, refusant de m’apitoyer sur son sort, et me laissai glisser entre les deux sièges pour inspecter l'arrière de la cabine. Dimitri n’avait pas fait les choses à moitié. Sur la banquette reposait un grand sac de sport en toile noireJe l’ouvris d’un geste sec. À l'intérieur, il y avait des bouteilles d'eau minérale et des rations sous vide emballées. Mon estomac se contracta violemment. Ce fut une réaction purement animale. Après des jours de privation et d'eau tiède rationnée dans le bunker, la vue de cette nourriture réveil
POV : InayaLa réservoir de carburant explosa sous l'impact précis de la balle , libérant un geyser de gaz sous pression et de vapeur blanche surchauffée qui satura instantanément l'atmosphère. L'écran thermique et visuel fut immédiat, transformant le décor en un enfer opaque.Les tireurs de Marcus, totalement aveuglés par ce nuage brûlant qui s'étendait à une vitesse folle, cessèrent immédiatement de tirer de manière coordonnée. Leurs balles commencèrent à tracer des trajectoires désordonnées à travers la poussière grise, ricochant contre les carcasses de métal environnantes dans un sifflement strident.— Cours plus vite ! me rugit Kaelen dans l'oreille, sa voix rauque vibrant d'une urgence absolue.Je n'attendis pas une seconde invitation. Propulsée par une décharge d'adrénaline pure, je m'élançai hors de l'abri précaire du muret de béton. Mes bottes neuves martelaient le sol instable, jonché de débris de verre pilé, de douilles chaudes et de gravats acérés.Les détonations étouffé
POV : InayaMes tympans bourdonnaient encore du bruit de l'explosion, un sifflement permanent qui me donnait le vertige, et ma bouche était pleine d'une poussière âcre et grise qui me brûlait la gorge à chaque inspiration. Quelques secondes plus tôt, Kaelen avait actionné la surcharge de la console après un décompte glacial qui m'avait glacé le sang.La force pneumatique accumulée dans les conduits avait littéralement pulvérisé la trappe de secours en acier, l'arrachant de ses gonds séculaires pour nous ouvrir une brèche obscure et verticale vers la surface.— Bouge, Inaya ! Ne reste pas là à stagner ! me hurla t-il dans le dos, sa voix couvrant à peine le vacarme des décombres qui s'effondraient dans le fond du bunker.Sa main valide lourde s'ancra fermement dans le tissu de ma ceinture, me propulsant sans le moindre ménagement vers l'échelle de fer rouillée qui grimpait à travers le conduit vertical. Je ne perdis pas une fraction de seconde pour protester contre sa brutalité.Guidée
POV : MarcusLe sol se déroba sous mes bottes de combat dans un fracas souterrain d'une violence inouïe, faisant gémir les carcasses de métal de l’usine désaffectée comme si le complexe tout entier rendait l'âme. Ce n'était pas un simple effondrement dû à la vétusté des structures, ni une réplique de l'attaque initiale.La secousse, purement verticale et brutale, projeta une onde de choc sismique qui fit éclater instantanément les vitres restantes des pick-ups garés en périphérie de la zone de coulée.En contrebas de la butte de gravats où je me tenais, le bras articulé du premier camion malaxeur oscilla dangereusement sous l'impact, arrachant ses fixations et déversant sa cargaison de béton gris et visqueux directement sur le sol de terre battue dans un bruit de succion immonde.La masse lourde s'étala inutilement, loin de la cible initiale.— Qu'est-ce qui se passe, bordel ?! hurla mon lieutenant en s'agrippant à la portière d'un des véhicules pour ne pas perdre l'équilibre, le visa
POV : KAELENLa porte de décompression se referma derrière nous dans un claquement métallique sinistre, étouffant instantanément le hurlement de l’alarme qui continuait de balayer la pièce principale. Le silence qui suivit était presque plus terrifiant : seul le sifflement agonisant des conduits d
POV : KAELENLe signal sonore strident trancha l’air comme une lame, brisant instantanément l’électricité lourde et brûlante qui s’était accumulée entre nous . À un millimètre de ses lèvres, alors que je pouvais encore capter le souffle court de sa bouche entrouverte, je vis ses pupilles se dilater
POV KAELENLe froid.Un froid polaire, visqueux, qui s’infiltre sous ma peau et engourdit mes membres. Mes paupières pèsent des tonnes. Dans les limbes de la fièvre, des images se bousculent : le sang sur le béton du hangar, les tirs de Marcus, et ce satané message sur mon téléphone qui tourne en b
POV INAYALe morceau de plomb tombe dans la coupelle métallique avec un tintement sinistreC’est fini. Il n'a pas lâché un cri, mais la rigidité de sa posture et les gouttes de sueur qui perlent sur son front en disent long sur la torture qu'il vient de subir. Sans un mot, je recule d'un pas, lâcha






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