J'ai relu 'Candide' récemment, et cette œuvre de Voltaire est un véritable tourbillon d'aventures et de satires. Le récit suit Candide, un jeune homme naïf, chassé du château de Thunder-ten-tronckh après un baiser interdit avec Cunégonde. Chaque chapitre est une péripétie : de
la guerre à l'Inquisition, en passant par l'Eldorado, Candide traverse des épreuves absurdes qui critiquent l'optimisme béat de Leibniz. Le chapitre 18, par exemple, où il découvre l'Eldorado, contraste avec la violence du monde réel. La fin, célèbre, où Candide cultive son jardin, résume bien la philosophie pragmatique de Voltaire : il faut agir plutôt que rêver.
Ce qui m'a marqué, c'est la rapidité du récit. En quelques pages, Candide passe d'un continent à l'autre, perd des amis, en retrouve d'autres. Voltaire use d'un humour noir pour dépeindre les malheurs du monde, comme le tremblement de terre de Lisbonne ou l'autodafé. Le style est vif, ironique, et chaque chapitre apporte une nouvelle leçon, souvent cruelle, sur
la condition humaine. Une lecture qui reste incroyablement moderne malgré les siècles.