MasukAmour interdit
Chapitre 5 : Demande de divorce
Je me suis sentie nue, pas seulement dans mon corps, mais dans mon âme. Comme si, d’un seul cri, il m’avait arraché la dernière part de dignité qui me restait. Je me suis enveloppée dans une serviette, les yeux humides, cherchant à retenir les larmes qui menaçaient de tomber.
Pourquoi me rejette-t-il ? Qu’ai-je fait pour mériter tant d’indifférence ? Je me regarde parfois dans le miroir et je ne reconnais plus la femme que j’étais. Celle qui riait, qui vibrait, qui croyait à l’amour. Aujourd’hui, je ne vois qu’une femme fatiguée, blessée, qui se bat seule contre un vide immense.
Et pendant que l’eau continue de couler dans la salle de bain, moi, je m’effondre en silence, le cœur noyé dans des questions sans réponses.
Je quitte la salle de bain sans dire un mot. Je sens encore la chaleur de la vapeur sur ma peau, mais à l’intérieur de moi, tout est glacé. J’ai envie de crier, de pleurer, de comprendre mais je n’ai plus la force.
Je m’assois sur le bord du lit, le regard vide, les doigts tremblants. Mes pensées s’entremêlent, se bousculent. Comment en sommes-nous arrivés là ? À quel moment ai-je perdu l’homme que j’aimais ? Il n’est plus celui que j’ai épousé. Avant, un simple regard suffisait pour qu’il comprenne mes désirs, mes peurs, mes besoins. Aujourd’hui, même mes caresses l’agacent.
Je ferme les yeux un instant, espérant que tout cela n’est qu’un mauvais rêve. Peut-être qu’il reviendra me parler, qu’il me prendra dans ses bras pour s’excuser. Mais la porte de la salle de bain reste close. Seuls les bruits de l’eau et de ses gestes indifférents me parviennent.
Quand il finit par sortir, il ne me regarde même pas. Il s’essuie calmement, comme si je n’étais pas là, comme si je n’étais qu’un meuble dans la pièce. Son silence est plus violent que ses cris.
— Marc je souffle d’une voix hésitante.
Il ne répond pas. Il enfile sa chemise, prend son téléphone et s’apprête à quitter la chambre.
— Marc, s’il te plaît je t’ai fait quelque chose ?
Il s’arrête, sans se retourner. Son silence me tue. Puis, froidement, il lâche :
— J’ai besoin d’air.
Et il s’en va.
La porte claque derrière lui, et avec elle, c’est tout mon monde qui s’effondre. J’éclate enfin en sanglots. Je ne me retiens plus. Mes larmes coulent librement, comme une rivière de douleur trop longtemps contenue.
Je ne comprends plus rien. J’ai tout donné pour cet homme. Mon temps, mon corps, ma patience, mon amour. Et malgré tout, je ne suis plus assez. Je me sens comme une étrangère dans ma propre maison.
Je me couche sur le lit encore chaud de son absence, et je fixe le plafond. Des souvenirs me reviennent :nos débuts, nos rires, nos promesses. Je revois son sourire d’autrefois, sa main qui tenait la mienne. Et je me demande où est passé cet amour.
Peut-être que c’est moi qui ai changé. Peut-être que c’est lui. Ou peut-être que nous nous sommes simplement perdus en chemin.
Mais ce qui me fait le plus mal, c’est que je continue à l’aimer, malgré tout. Même brisée, humiliée, rejetée mon cœur refuse de le détester.
Et c’est peut-être ça, le plus grand drame : aimer quelqu’un qui ne te voit plus.
Je n’arrivais plus à retenir mes larmes. Mon cœur battait si fort qu’il me faisait mal. J’ai essuyé mes joues du revers de la main, j’ai pris une grande inspiration et je me suis levée. Il fallait que je sorte, que je respire que je parle à quelqu’un qui puisse m’écouter sans me juger.
Sans réfléchir davantage, j’ai enfilé la première robe qui m’est tombée sous la main, attrapé mes clés et quitté la maison.
Le trajet jusqu’à chez mes parents s’est fait dans un silence pesant. J’avais le cœur en miettes, et une seule idée en tête : voir ma mère. Elle seule savait comment me calmer, comment lire à travers mes larmes ce que je n’arrivais pas à dire avec des mots.
Quand je suis arrivée devant la maison, je n’ai même pas pris la peine de frapper. J’ai ouvert la porte doucement, et là, je l’ai vue. Ma mère était debout dans la salle à manger, en train de ranger la table. Elle s’est retournée brusquement en entendant la porte.
— Bella ? dit-elle, la voix pleine de surprise.
Je n’ai pas eu la force de répondre. J’ai juste avancé vers elle, lentement, comme une enfant blessée qui cherche refuge.
— Oui, maman ai-je murmuré avant de me jeter dans ses bras.
Mes larmes ont coulé sans retenue sur son épaule. Elle m’a serrée fort contre elle, sa main caressant doucement mon dos, comme quand j’étais petite.
— Ça va, ma chérie… calme-toi, respire… parle-moi maintenant. Qu’est-ce qui ne va pas ?
Sa voix, douce et pleine de chaleur, a brisé la barrière que j’essayais de tenir.
— Maman mon mariage est en train de se briser petit à petit
Elle s’est légèrement reculée pour me regarder dans les yeux.
— Comment ça, ma fille ? Que se passe-t-il avec Marc ? Vous vous êtes disputés ?
J’ai secoué la tête en reniflant.
— Pas vraiment mais j’ai l’impression qu’il ne m’aime plus. Marc ne me désire plus, maman.
Ses sourcils se sont froncés. Elle est restée un instant silencieuse, comme pour peser mes mots.
— Ne te désire plus ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
— Je ne sais pas il m’évite, il me fuit. J’ai tout essayé pour raviver la flamme, mais rien. Il me repousse sans un mot, sans un regard. Et le pire, c’est qu’il passe la nuit dehors, me laissant seule dans mon chagrin d’amour. Maman, je n’en peux plus.
Je sentais mes doigts trembler. Maman m’a prise par la main et m’a conduite jusqu’au canapé.
— Assieds-toi, ma fille. Bois un peu d’eau, respire. Depuis quand ça dure ?
— Des mois déjà au début je pensais que c’était juste la fatigue, le stress du travail, mais maintenant je sens que quelque chose s’est cassé entre nous.
Elle soupira longuement avant de poser sa main sur la mienne.
— Et toi, tu ne te reproches rien ?
Je l’ai regardée, désemparée.
— J’ai beau réfléchir, maman, mais je ne vois pas où j’ai échoué en tant qu’épouse. J’ai toujours pris soin de lui, je cuisine, je m’occupe de la maison, je fais tout pour qu’il se sente bien. J’ai même changé ma façon d’être, d’agir, d’aimer mais rien ne semble le toucher.
Ma mère me fixait avec tendresse.
— Tu as essayé d’en parler avec lui ?
— Oui, plusieurs fois. Mais il reste froid, distant. À chaque fois que j’aborde le sujet, il trouve une excuse pour fuir la conversation. Parfois, il s’enferme dans son bureau. D’autres fois, il me dit juste “je suis fatigué” et s’endort sans même me regarder.
— Ma fille, parfois les hommes se referment quand quelque chose les ronge à l’intérieur. Ce n’est pas toujours de ta faute. Peut-être qu’il traverse une période difficile, peut-être qu’il y a un poids qu’il n’arrive pas à partager avec toi.
Je baissai les yeux, les larmes au bord des cils.
— Et s’il ne m’aimait plus, maman ? Et si c’était fini ?
Elle me prit le visage entre ses mains, essuya mes joues du bout de ses doigts.
— L’amour ne meurt pas si facilement, Bella. Mais il a besoin d’être nourri, protégé, compris. Si tu sens qu’il s’éloigne, ne cours pas après lui. Reste digne. Parfois, c’est quand on s’éloigne un peu que l’autre comprend ce qu’il risque de perdre.
Ses paroles m’ont transpercée. Elle avait raison. J’avais tellement couru après Marc que je m’étais perdue moi-même.
Je me suis blottie à nouveau dans ses bras.
— Merci, maman je ne sais pas ce que je ferais sans toi.
Elle m’a embrassée sur le front.
— Tu es forte, ma fille. N’oublie jamais que ta valeur ne dépend pas de l’amour qu’on te donne, mais de l’amour que tu te portes.
J'ai passé encore quelques heures chez ma mère avant de rentrer chez moi.
Une fois à la maison, j'ai fait le dîner comme d'habitude. Marc est rentré plus tard.
Je l'ai accueilli comme d'habitude mais lui, il est toujours le même, froid et distant.
Je l'aide à enlever ses vêtements et en suite, je l'invite à table.
__ le dîner est prêt .
__ je n'ai pas faim, j'ai déjà dîner dehors .
__ tant mieux.
Je n'ai pas envie de me disputer encore se soir. Je l'ai juste ignoré. J'ai continué mon chemin sans rien ajouter de plus .
Les jours passent et rien ne change. Le silence entre nous est devenu plus lourd que toutes les disputes qu’on aurait pu avoir.
Chaque soir, Marc rentre de plus en plus tard. Parfois même, il ne rentre pas du tout. Je me suis lassée d’attendre, de me poser mille questions, d’essayer de comprendre ce qui a tué notre amour.
Ce soir-là, j’étais assise dans le canapé, les yeux fixés sur la pendule. Minuit,puis une heure du matin
Quand j’ai enfin entendu la clé tourner dans la serrure, je n’ai pas bougé. Il est entré, comme toujours, sans un mot. L’odeur de parfum féminin sur sa chemise m’a frappée avant même qu’il ne me voie. Il a jeté ses clés sur la table et s’est dirigé vers la chambre.
Je
me suis levée lentement.
— Marc.
Il s’est arrêté, sans se retourner.
— Oui ?
— Je veux le divorce. Et dans les plus brefs délais.
À suivre....
Amour interdit Chapitre 10 : Relation discrète Maël et moi continuons notre relation discrètement. Marc n'a rien remarqué parce qu'il n'est presque jamais à la maison. J'ai également arrêté de me plaindre par rapport à la manière dont il me traite. L'essentiel est que j'ai pu trouver chez Maël ce que j'ai tant désiré chez Marc.Je suis dans la cuisine, en train de rincer les assiettes, quand soudain je sens une main se glisser autour de ma taille. Une chaleur familière se propage aussitôt à travers mon corps. Je sursaute légèrement, mais au fond, je sais déjà qui c’est.Je ne dis rien tout de suite. Je laisse juste l’eau couler, essayant de calmer les battements désordonnés de mon cœur. Puis, lentement, je lave mes mains, les essuie, et me retourne vers lui.Maël est là, debout, avec ce regard à la fois tendre et troublé. Ses yeux me dévorent en silence.__ Bonjour mon amour, dis-je d’une voix douce, presque tremblante, en m’approchant un peu plus.Un léger sourire éclaire son visag
Amour interdit Chapitre 9 : Quand la peur n'a plus sa place — Ça alors ? De quel secret parlez-vous ? lança Marc, debout sur le pas de la porte, le visage fermé, les yeux sombres.Mon sang se fige Je reste muette un instant, incapable de bouger.— Marc tu es rentré plus tôt— Oui, répondit-il froidement. Assez tôt pour entendre des mots étranges sortir de ta bouche. Des secrets ? Des moments où tu as besoin de te sentir vivante ? C’est quoi ça, Bella ?Il s’approcha lentement, son regard cherchant le mien.Je sens une boule se former dans ma gorge.— Rien d’important, dis-je en serrant nerveusement le téléphone. Juste une conversation entre cousines— Ah oui ? fit-il avec un rire amer. Entre cousines ? Et c'est ça qui te rend si souriante ? Si heureuse ? Je te préviens Kelly. Je te préviens que entre toi et moi, il n'y aura jamais de divorce. Si c'est ça qui te rend si heureuse, alors laisse moi te dire une chose ma chérie, tu te trompes. Je ne t'accorderai jamais ce fichu divorce.
Amour interdit Chapitre 8 : Les nons- ditLe matin s’est levé doucement, timide, comme s’il craignait de déranger ce qui s’était passé dans la nuit.Je me suis réveillée lentement, enveloppée dans une chaleur que je n’ai pas tout de suite reconnue.Un parfum léger flottait encore dans l’air celui de Maël.Je me suis redressée d’un coup, confuse.Il était là, assis sur le bord du canapé, les coudes sur les genoux, les yeux baissés vers le sol.Quand il m’a sentie bouger, il s’est retourné.— Bonjour, madame.Sa voix était calme, mais je sentais la tension qu’il essayait de dissimuler.Je n’ai rien répondu d’abord.Je regardais autour de moi, cherchant mes repères : la bouteille de champagne à moitié vide, les verres encore sur la table, la couverture glissée sur le sol.Tout me revenait.Le film. Le baiser. Son souffle.Et ce silence qui avait tout dit à notre place.— Tu es resté ici toute la nuit ? ai-je fini par demander.— Oui je voulais m’assurer que vous alliez bien. Vous vous ê
Amour interdit Chapitre 7 : La nuit brûlante Je sens encore sa main ou plutôt cette chaleur invisible glisser sur ma peau, non pour me posséder, mais pour me rappeler que je suis vivante. Que mon corps n’est pas qu’une enveloppe fatiguée par la douleur, mais un lieu où la tendresse peut encore exister.Une larme coule sur ma joue. Je ne sais pas si c’est de tristesse, de nostalgie, ou de gratitude. Peut-être un peu des trois.Je murmure, d’une voix presque tremblante :— Qui es-tu ?Le silence me répond d’abord, puis j’entends cette même voix, douce et lointaine :— Je suis ce que tu as oublié ton propre cœur.Mes lèvres tremblent. J’ai l’impression de me retrouver face à moi-même, face à cette part de moi que j’avais mise en sommeil depuis si longtemps. Celle qui rêvait encore d’amour, de douceur, de regards sincères.Je rouvre lentement les yeux. Il n’y a plus personne dans la pièce. Juste la lumière du téléphone qui éclaire faiblement le mur, et mon reflet dans la vitre du placar
Amour interdit Chapitre 6Il s’est tourné vers moi, l’air étonné, presque amusé.— Pardon ? dit-il, comme s’il n’avait pas bien entendu.— Tu m’as bien entendu, Marc. Je veux partir. Je veux juste m’en aller de ta vie.Un silence. Puis un rire ironique.— Tu dis ça parce que tu es en colère. Tu vas te calmer demain.— Non. Ce n’est pas la colère, Marc. C’est la lassitude. Je suis fatiguée de t’attendre, fatiguée de parler toute seule, fatiguée d’espérer quelque chose qui n’existe plus.Il s’est approché, son regard cherchant une faille dans le mien.— Et tu comptes faire quoi, hein ? Partir où ? Tu crois que la vie sans moi, c’est mieux ?Je l’ai regardé droit dans les yeux. Pour la première fois depuis longtemps, je n’avais plus peur.— Je ne sais pas encore. Mais je préfère affronter l’inconnu que de vivre dans ce vide avec toi.Il a soupiré, pris sa veste, puis a secoué la tête.— Tu fais une erreur, Bella.Je le regarde s’approcher, les traits de son visage durcis par la colère.
Amour interdit Chapitre 5 : Demande de divorce Je me suis sentie nue, pas seulement dans mon corps, mais dans mon âme. Comme si, d’un seul cri, il m’avait arraché la dernière part de dignité qui me restait. Je me suis enveloppée dans une serviette, les yeux humides, cherchant à retenir les larmes qui menaçaient de tomber.Pourquoi me rejette-t-il ? Qu’ai-je fait pour mériter tant d’indifférence ? Je me regarde parfois dans le miroir et je ne reconnais plus la femme que j’étais. Celle qui riait, qui vibrait, qui croyait à l’amour. Aujourd’hui, je ne vois qu’une femme fatiguée, blessée, qui se bat seule contre un vide immense.Et pendant que l’eau continue de couler dans la salle de bain, moi, je m’effondre en silence, le cœur noyé dans des questions sans réponses.Je quitte la salle de bain sans dire un mot. Je sens encore la chaleur de la vapeur sur ma peau, mais à l’intérieur de moi, tout est glacé. J’ai envie de crier, de pleurer, de comprendre mais je n’ai plus la force.Je m’ass







