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— Ce n’est pas ce que tu crois, Sandra ! Laisse-moi t’expliquer, mon cœur ! cria Xavier en reboutonnant sa chemise à la hâte, la panique peinte sur le visage.
Mais Sandra ne voulut rien entendre. Le regard brisé, les larmes prêtes à jaillir, elle recula lentement avant de lâcher froidement : — Je te déteste, Xavier. Et sans lui accorder un regard de plus, elle sortit précipitamment de son bureau, les talons résonnant dans le couloir comme des gifles à son cœur. Allongée nonchalamment sur le canapé en cuir, Béatrice, la strip-teaseuse plantureuse avec qui il venait d’échanger plus qu’un simple regard, fit claquer sa langue contre son palais avant de lancer d’une voix suave : — Laisse-la partir, bébé. Elle ne te mérite pas. Moi, je suis là. Mais Xavier n’était plus dans le jeu. L’excitation avait laissé place à une colère froide et fulgurante. Il la fixa un instant avec un dégoût mal contenu, puis gronda : — Sors de mon bureau, Béatrice. Immédiatement. Elle se redressa lentement, provocante, tirant sur sa robe trop courte, léchant sensuellement sa lèvre inférieure. — On n’a pas encore terminé ce qu’on avait commencé, chéri… Mais Xavier explosa. Il abattit violemment son poing sur la table, faisant trembler le plateau de verre. — Je t’ai dit DEHORS ! rugit-il d’une voix rauque et menaçante. Effrayée par la soudaine montée de rage, Béatrice attrapa son sac sans un mot, se rhabilla à la va-vite et prit la fuite comme une voleuse, les jambes flageolantes, le maquillage légèrement coulant. La porte claqua. Et le silence, lourd et coupable, envahit la pièce. Xavier s’effondra dans son fauteuil, la tête entre les mains. Il venait de perdre la seule femme qui comptait réellement. Et cette fois, il savait… il n’aurait peut-être pas droit à une seconde chance. Xavier, seul dans son bureau au parfum encore chargé des effluves du péché, tenait fermement son téléphone entre ses mains tremblantes. Il appelait Sandra en boucle, désespéré, le regard vide, le souffle court. Mais elle ne décrochait pas. Pas un seul message, pas une vibration. Rien. Il insista. Encore. Encore. Et encore. Mais la tonalité froide et interminable fut sa seule réponse. Il laissa retomber son téléphone sur la table dans un soupir amer, se disant qu’il réessaierait ce soir. Elle l’aimait — il le savait. Elle finirait bien par céder… comme d’habitude. Elle l’avait toujours fait. Mais ce que Xavier ignorait… c’est que cette fois, il ne s’agissait plus de simples larmes. Cette fois, Sandra n’allait plus revenir. *** Sur la route, Sandra Dominicaine marchait, seule, l’esprit brisé et les yeux noyés de larmes. Elle errait comme une ombre, le regard perdu, tenant son ventre avec une tendresse mêlée de douleur. — Ton père n’est qu’un lâche, mon bébé…, murmurait-elle entre deux sanglots, sa voix déchirée par la trahison. Elle ne voyait plus rien autour d’elle. Ni les voitures, ni les klaxons. Rien d’autre n’existait que la tempête dans sa poitrine. — Il ne nous mérite pas. On va s’en aller loin d’ici… rien que toi et moi. Il restera dans sa vie de trahison… et toi, tu n’auras pas à connaître sa lâcheté. Elle continuait de marcher en parlant à ce petit être fragile niché en elle, inconsciente du danger, inconsciente de la route qu’elle traversait lentement… Quand soudain, un fracas assourdissant coupa net le fil de ses paroles. Un poids lourd surgit à toute allure, les pneus crissant contre le bitume dans une tentative vaine de freinage. Mais il était trop tard. L’impact fut brutal. Son corps fut projeté violemment à quelques mètres plus loin. Le conducteur, affolé, freina en catastrophe. Il descendit en titubant, l’odeur d’alcool flottant encore dans son haleine. Son regard se posa sur la silhouette inerte de Sandra, baignant dans une mare de sang. — Mon Dieu… j’ai… j’ai tué quelqu’un…, bredouilla-t-il, incapable de soutenir la vue de ce qu’il venait de faire. Mais le mal était fait. Une vie s’était éteinte. Deux cœurs s’étaient arrêtés. Et quelque part, dans un bureau bien trop luxueux pour une conscience aussi pauvre, Xavier ignorait qu’il venait de tout perdre. Il ne tenta même pas de lui venir en aide. Pris de panique, le chauffeur tourna les talons et s’enfuit à toutes jambes, abandonnant le camion encore en marche et la scène tragique derrière lui. Le moteur grondait encore, mais le silence pesant de la mort avait déjà tout envahi. Sandra gisait là, étendue sur l’asphalte. Son regard vide était figé vers le ciel, comme si elle cherchait une réponse divine. Une main posée tendrement sur son ventre arrondi, son dernier souffle s’était envolé avec une prière muette pour la vie qu’elle n’aurait jamais pu donner. *** Pendant ce temps, dans un luxueux bureau orné de marbre et baigné de lumière naturelle, Xavier Xamie parlait affaires, comme si de rien n’était. Assis confortablement, il échangeait avec l’un de ses plus gros investisseurs, affichant ce sourire commercial qu’il maîtrisait à la perfection. Mais soudain, sans prévenir, une douleur sourde et violente lui traversa la poitrine. Il porta instinctivement la main à son cœur. — C’est sûrement la fatigue, murmura-t-il à lui-même, tentant de chasser ce mauvais pressentiment. D'accord Monsieur Topo, ravi de travailler avec vous, conclut-il en forçant un sourire avant de raccrocher. À peine eut-il relâché le téléphone qu’un nouvel appel s’afficha : numéro inconnu. Il hésita. Quelque chose en lui se figea. L’air devint lourd. Un étrange frisson lui parcourut l’échine. Finalement, il décrocha. C’est d’une voix lasse, légèrement rauque, et teintée d’arrogance que Xavier décrocha : — Allô, c’est qui à l’appareil ? lança-t-il sèchement, agacé. — Allô, suis-je bien en ligne avec Monsieur Xavier Xamie ? — Lui-même, répondit-il en soupirant, déjà lassé de l’appel. — Je suis au regret de vous informer que votre fiancée, Mademoiselle Sandra Dominicaine, vient de nous quitter. Son corps a été transporté à la morgue centrale. Xavier éclata de rire, un rire nerveux, incrédule, presque moqueur. — Sandra... Je t’en prie, arrête. Je sais que tu es fâchée, mais c’est la pire des blagues. T’as poussé un peu loin cette fois. — Monsieur, je ne suis pas Mademoiselle Sandra, répliqua la voix, plus grave, plus ferme. Je suis le Commissaire Karl Marx. Ce que je vous annonce est malheureusement la stricte vérité. Le téléphone glissa de la main de Xavier et tomba au sol dans un bruit sourd. Son cœur se mit à battre à tout rompre, ses jambes faiblirent, et sans même s’en rendre compte, il éclata en sanglots. Un cri de douleur, venu du plus profond de ses entrailles, déchira le silence de son bureau. Quelques minutes plus tard, alors qu’il tentait de se ressaisir, une alerte info apparut sur l’écran de télévision. Il leva instinctivement les yeux… et ce qu’il vit brisa définitivement tout ce qui lui restait de lucidité. L’image de Sandra, allongée sur le bitume, inerte, son visage couvert de sang, une main posée tendrement sur son ventre, et un pneu de camion encore sur son corps… figée dans l’horreur. Le monde autour de lui se mit à tourner au ralenti. Son souffle se coupa. Ses mains tremblaient. — Ce n’est pas réel... Ce n’est pas réel... Elle ne peut pas être morte..., murmurait-il en boucle, comme un mantra. Mais la voix de la journaliste à l’écran, d’un ton solennel, poursuivit son bulletin : — Nous venons de recevoir une triste nouvelle. La fiancée du célèbre pétrolier Xavier Xamie est décédée ce jeudi 17 mai sur la route de Patavor, à la suite d’un accident tragique. La jeune femme, âgée de 23 ans, était enceinte de trois mois au moment du drame. Nos sincères condoléances à Monsieur Xamie ainsi qu’à la famille de la défunte. — Enceinte ?... souffla-t-il, les yeux écarquillés par le choc. Ses larmes, à peine contenues, reprirent de plus belle, brûlantes, incontrôlables. Son esprit se brouilla, puis tout se mit à défiler à une vitesse folle dans sa tête : son sourire, sa voix, ce regard blessé qu'elle lui avait lancé en le surprenant dans les bras d’une autre. Il la revoyait encore franchir la porte de son bureau, le cœur brisé, la déception déformant son si joli visage... Et lui, aveuglé par son orgueil, n’avait pas bougé. Persuadé que, comme toujours, elle reviendrait. Persuadé qu’il suffisait d’un mot, d’un regard, pour la faire plier. Il l’avait prise pour acquise… Et maintenant, elle était partie. Pas seulement elle… mais aussi leur enfant. Son premier. Son héritier. Son avenir. Il se mit à trembler, puis à hurler, fou de rage, de douleur, de regrets : — Si je l’avais rattrapée... Si j’avais mis mon arrogance de côté... Si j’avais abandonné cette foutue vie de coureur…Et si… Il éclata, fracassant d’un coup de poing son écran plat contre le mur. Le verre vola en éclats, tout comme son monde venait de voler en morceaux. Xavier Xamie, l’homme dur au cœur de pierre, venait de s’effondrer. Et personne ne serait là pour le relever.𝙌𝙪𝙖𝙩𝙧𝙚-𝙫𝙞𝙣𝙜𝙩-𝙙𝙞𝙭-𝙣𝙚𝙪𝙛 𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙫𝙤𝙡𝙚𝙪𝙧… 𝙚𝙩 𝙪𝙣 𝙨𝙚𝙪𝙡 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙧𝙞𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙧𝙚.𝙇𝙚 𝙢𝙖𝙡 𝙦𝙪𝙚 𝙡’𝙤𝙣 𝙨𝙚̀𝙢𝙚 𝙛𝙞𝙣𝙞𝙩 𝙩𝙤𝙪𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙥𝙖𝙧 𝙜𝙚𝙧𝙢𝙚𝙧.𝙏𝙤̂𝙩 𝙤𝙪 𝙩𝙖𝙧𝙙, 𝙞𝙡 𝙧𝙚𝙫𝙞𝙚𝙣𝙩—𝙫𝙞𝙤𝙡𝙚𝙣𝙩, 𝙞𝙢𝙥𝙡𝙖𝙘𝙖𝙗𝙡𝙚—𝙛𝙧𝙖𝙥𝙥𝙚𝙧 𝙘𝙚𝙡𝙪𝙞 𝙦𝙪𝙞 𝙡’𝙖 𝙥𝙡𝙖𝙣𝙩𝙚́, 𝙡𝙪𝙞 𝙛𝙤𝙧𝙘̧𝙖𝙣𝙩 𝙖̀ 𝙜𝙤𝙪̂𝙩𝙚𝙧 𝙖̀ 𝙡’𝙖𝙢𝙚𝙧𝙩𝙪𝙢𝙚 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙨𝙚𝙧𝙫𝙖𝙞𝙩 𝙖𝙪𝙭 𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚𝙨.𝘿𝙖𝙣𝙞𝙚𝙡 𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙚𝙣 𝙩𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙙𝙚 𝙡’𝙖𝙥𝙥𝙧𝙚𝙣𝙙𝙧𝙚… 𝙖̀ 𝙨𝙚𝙨 𝙙𝙚́𝙥𝙚𝙣𝙨.𝘿𝙚𝙥𝙪𝙞𝙨 𝙩𝙧𝙤𝙞𝙨 𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨, 𝙞𝙡 𝙣’𝙖𝙫𝙖𝙞𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙦𝙪𝙞𝙩𝙩𝙚́ 𝙡𝙚 𝙗𝙖𝙧 𝙡𝙪𝙭𝙪𝙚𝙪𝙭 𝙙𝙚 𝙡’𝙝𝙤̂𝙩𝙚𝙡 𝙤𝙪̀ 𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙖𝙞𝙩 𝘽𝙚́𝙖𝙩𝙧𝙞𝙘𝙚.𝙏𝙧𝙤𝙞𝙨 𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙖̀ 𝙣𝙤𝙮𝙚𝙧 𝙨𝙖 𝙧𝙖𝙜𝙚.𝙏𝙧𝙤𝙞𝙨 𝙟𝙤𝙪𝙧𝙨 𝙖̀ 𝙨𝙚 𝙛𝙪𝙞𝙧 𝙡𝙪𝙞-𝙢𝙚̂𝙢𝙚 𝙖𝙪 𝙛𝙤𝙣𝙙 𝙙’𝙪𝙣 𝙫𝙚𝙧𝙧𝙚.𝙎𝙚𝙨 𝙮𝙚𝙪𝙭 𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙧𝙤𝙪𝙜𝙞𝙨, 𝙨𝙤𝙣 𝙚𝙨𝙥𝙧𝙞𝙩 𝙚𝙢𝙗𝙧?
𝙉𝙤𝙪𝙫𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙨𝙖𝙞𝙨𝙤𝙣.𝙉𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪 𝙙𝙚́𝙛𝙞.𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙡’𝙝𝙚𝙪𝙧𝙚.𝙋𝙡𝙪𝙨 𝙙𝙚 𝙥𝙚𝙪𝙧.𝙋𝙡𝙪𝙨 𝙙𝙚 𝙧𝙚𝙘𝙪𝙡.𝙊𝙣 𝙨𝙖𝙪𝙩𝙚 𝙡𝙚 𝙥𝙖𝙨.𝙇𝙖 𝙫𝙞𝙚 𝙖𝙥𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙪𝙭 𝙘𝙤𝙪𝙧𝙖𝙜𝙚𝙪𝙭…𝙀𝙩 𝙖𝙪𝙟𝙤𝙪𝙧𝙙’𝙝𝙪𝙞,𝙟𝙚 𝙘𝙝𝙤𝙞𝙨𝙞𝙨 𝙙’𝙚𝙣 𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙪𝙣.𝙄𝙡 𝙧𝙚𝙫𝙞𝙣𝙩 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡’𝙖𝙥𝙥𝙖𝙧𝙩𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩, 𝙪𝙣 𝙥𝙡𝙖𝙩𝙚𝙖𝙪 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙡𝙚𝙨 𝙢𝙖𝙞𝙣𝙨, 𝙘𝙝𝙖𝙧𝙜𝙚́ 𝙙’𝙪𝙣 𝙥𝙚𝙩𝙞𝙩-𝙙𝙚́𝙟𝙚𝙪𝙣𝙚𝙧 𝙜𝙚́𝙣𝙚́𝙧𝙚𝙪𝙭 𝙙𝙚 𝙦𝙪𝙤𝙞 𝙣𝙤𝙪𝙧𝙧𝙞𝙧 𝙩𝙧𝙤𝙞𝙨 𝙘œ𝙪𝙧𝙨… 𝙚𝙩 𝙥𝙚𝙪𝙩-𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙥𝙖𝙣𝙨𝙚𝙧 𝙦𝙪𝙚𝙡𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙗𝙡𝙚𝙨𝙨𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙞𝙣𝙫𝙞𝙨𝙞𝙗𝙡𝙚𝙨.𝙀𝙣 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙖𝙣𝙩, 𝙞𝙡 𝙩𝙧𝙤𝙪𝙫𝙖 𝙈𝙖𝙩𝙩𝙝𝙞𝙚𝙪 𝙖𝙨𝙨𝙞𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙡𝙚 𝙙𝙞𝙫𝙖𝙣, 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙧𝙚 𝙚𝙣 𝙥𝙮𝙟𝙖𝙢𝙖, 𝙖𝙗𝙨𝙤𝙧𝙗𝙚́ 𝙥𝙖𝙧 𝙨𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨𝙨𝙞𝙣 𝙖𝙣𝙞𝙢𝙚́ 𝙥𝙧𝙚́𝙛𝙚́𝙧𝙚́ : 𝙇𝙚𝙨 𝙈𝙞𝙣𝙞-𝙅𝙪𝙨𝙩𝙞𝙘𝙞𝙚𝙧𝙨.𝙐𝙣 𝙨𝙤𝙪𝙧𝙞𝙧𝙚 𝙙𝙞𝙨𝙘𝙧𝙚𝙩 𝙚́𝙩𝙞𝙧𝙖 𝙨𝙚𝙨 𝙡𝙚̀𝙫𝙧?
𝙇𝙖 𝙫𝙞𝙚 𝙚𝙨𝙩-𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙪𝙣𝙚 𝙨𝙞𝙢𝙥𝙡𝙚 𝙨𝙪𝙘𝙘𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙘𝙤𝙞̈𝙣𝙘𝙞𝙙𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨…𝙤𝙪 𝙪𝙣𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙜𝙧𝙖𝙢𝙢𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙢𝙞𝙣𝙪𝙩𝙞𝙚𝙪𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙤𝙧𝙘𝙝𝙚𝙨𝙩𝙧𝙚́𝙚 𝙖̀ 𝙡’𝙖𝙫𝙖𝙣𝙘𝙚 ?𝘾𝙚𝙨 𝙫𝙞𝙨𝙖𝙜𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙩𝙧𝙖𝙫𝙚𝙧𝙨𝙚𝙣𝙩 𝙣𝙤𝙨 𝙚𝙭𝙞𝙨𝙩𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨…𝘾𝙚𝙨 𝙖̂𝙢𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙨’𝙞𝙣𝙫𝙞𝙩𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙣𝙤𝙨 𝙘œ𝙪𝙧𝙨, 𝙥𝙖𝙧𝙛𝙤𝙞𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙮 𝙡𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚𝙧 𝙪𝙣𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙘𝙚 𝙞𝙣𝙙𝙚́𝙡𝙚́𝙗𝙞𝙡𝙚…𝙎𝙤𝙣𝙩-𝙞𝙡𝙨 𝙡𝙚 𝙛𝙧𝙪𝙞𝙩 𝙙𝙪 𝙝𝙖𝙨𝙖𝙧𝙙… 𝙤𝙪 𝙡𝙚 𝙧𝙚́𝙨𝙪𝙡𝙩𝙖𝙩 𝙙’𝙪𝙣 𝙥𝙡𝙖𝙣 𝙘𝙚́𝙡𝙚𝙨𝙩𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙣𝙚 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙚𝙣𝙤𝙣𝙨 𝙦𝙪’𝙖𝙥𝙧𝙚̀𝙨 𝙘𝙤𝙪𝙥 ?𝙋𝙤𝙪𝙧𝙦𝙪𝙤𝙞 𝙘𝙚𝙧𝙩𝙖𝙞𝙣𝙨 𝙖𝙧𝙧𝙞𝙫𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙪 𝙢𝙤𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙤𝙪̀ 𝙡’𝙤𝙣 𝙨’𝙮 𝙖𝙩𝙩𝙚𝙣𝙙 𝙡𝙚 𝙢𝙤𝙞𝙣𝙨…𝙀𝙩 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙦𝙪𝙤𝙞 𝙙’𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙨𝙥𝙖𝙧𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙦𝙪’𝙤𝙣 𝙥𝙚𝙣𝙨𝙖𝙞𝙩 𝙣𝙚 𝙟𝙖𝙢𝙖𝙞𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙨’𝙚𝙣 𝙥𝙖𝙨𝙨𝙚𝙧 ?𝘼̀ 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚𝙨 𝙘𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙚𝙨𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨…𝙇𝙖 𝙧𝙚́?
𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙖𝙞𝙢𝙚, 𝙤𝙣 𝙥𝙧𝙤𝙩𝙚̀𝙜𝙚.𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙖𝙞𝙢𝙚, 𝙤𝙣 𝙨𝙚́𝙘𝙪𝙧𝙞𝙨𝙚.𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙖𝙞𝙢𝙚, 𝙤𝙣 𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚 𝙖̀ 𝙤𝙛𝙛𝙧𝙞𝙧 𝙡𝙖 𝙟𝙤𝙞𝙚 𝙖̀ 𝙡’𝙖𝙪𝙩𝙧𝙚.𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙖𝙞𝙢𝙚, 𝙤𝙣 𝙣𝙚 𝙗𝙡𝙚𝙨𝙨𝙚 𝙥𝙖𝙨…𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙖𝙞𝙢𝙚, 𝙤𝙣 𝙣𝙚 𝙗𝙧𝙞𝙨𝙚 𝙣𝙞 𝙡’𝙚𝙨𝙩𝙞𝙢𝙚, 𝙣𝙞 𝙡𝙖 𝙙𝙞𝙜𝙣𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙚 𝙡’𝙚̂𝙩𝙧𝙚 𝙖𝙞𝙢𝙚́.𝙌𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙤𝙣 𝙖𝙞𝙢𝙚, 𝙤𝙣 𝙡𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙪𝙫𝙚 — 𝙥𝙖𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙜𝙚𝙨𝙩𝙚𝙨, 𝙥𝙖𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙞𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨, 𝙥𝙖𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙜𝙖𝙧𝙙𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙥𝙖𝙧𝙡𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙢𝙞𝙡𝙡𝙚 𝙢𝙤𝙩𝙨.𝙋𝙖𝙧𝙘𝙚 𝙦𝙪𝙚 𝙡’𝙖𝙢𝙤𝙪𝙧 𝙣’𝙚𝙨𝙩 𝙥𝙖𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙙𝙚𝙫𝙞𝙣𝙚𝙩𝙩𝙚…𝘾’𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣𝙚 𝙙𝙚́𝙢𝙤𝙣𝙨𝙩𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣.𝙀𝙩 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙩𝙖𝙣𝙩…𝙅’𝙖𝙫𝙖𝙞𝙨 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙤𝙪𝙗𝙡𝙞𝙚́.𝘿𝙖𝙣𝙨 𝙡’𝙞𝙣𝙩𝙚𝙣𝙨𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙚 𝙘𝙚𝙩 𝙞𝙣𝙨𝙩𝙖𝙣𝙩, 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙖 𝙗𝙧𝙪̂𝙡𝙪𝙧𝙚 𝙙𝙚 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙚́𝙩𝙧𝙚𝙞𝙣𝙩𝙚, 𝙟’𝙖𝙞 𝙡𝙖𝙞𝙨𝙨𝙚́ 𝙡’𝙝𝙤𝙢𝙢𝙚 𝙚𝙣 𝙢𝙤𝙞 𝙥𝙧𝙚𝙣𝙙𝙧
𝙈𝙞𝙚𝙪𝙭 𝙫𝙖𝙪𝙩 𝙘𝙤𝙣𝙣𝙖𝙞̂𝙩𝙧𝙚 𝙨𝙤𝙣 𝙚𝙣𝙣𝙚𝙢𝙞 𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙡’𝙖𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙖𝙢𝙞.𝘾𝙖𝙧 𝙡’𝙚𝙣𝙣𝙚𝙢𝙞 𝙦𝙪𝙚 𝙩𝙪 𝙘𝙤𝙣𝙣𝙖𝙞𝙨 𝙛𝙧𝙖𝙥𝙥𝙚 𝙖̀ 𝙫𝙞𝙨𝙖𝙜𝙚 𝙙𝙚́𝙘𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙩… 𝙨𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙪𝙥𝙨 𝙣𝙚 𝙩𝙚 𝙨𝙪𝙧𝙥𝙧𝙚𝙣𝙣𝙚𝙣𝙩 𝙥𝙖𝙨.𝙈𝙖𝙞𝙨 𝙘𝙚𝙡𝙪𝙞 𝙦𝙪𝙚 𝙩𝙪 𝙖𝙥𝙥𝙚𝙡𝙖𝙞𝙨 𝙖𝙢𝙞…𝙎𝙚𝙨 𝙩𝙧𝙖𝙝𝙞𝙨𝙤𝙣𝙨 𝙨𝙤𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙡𝙖𝙢𝙚𝙨 𝙨𝙞𝙡𝙚𝙣𝙘𝙞𝙚𝙪𝙨𝙚𝙨, 𝙥𝙡𝙖𝙣𝙩𝙚́𝙚𝙨 𝙙𝙧𝙤𝙞𝙩 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡𝙚 𝙘œ𝙪𝙧.𝙀𝙣 𝙘𝙚𝙩 𝙞𝙣𝙨𝙩𝙖𝙣𝙩, 𝙓𝙖𝙫𝙞𝙚𝙧 𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙛𝙞𝙜𝙚́.𝙄𝙢𝙢𝙤𝙗𝙞𝙡𝙚.𝘼𝙣𝙚́𝙖𝙣𝙩𝙞.𝘿𝙚𝙗𝙤𝙪𝙩 𝙙𝙚𝙫𝙖𝙣𝙩 𝙡’𝙚́𝙘𝙧𝙖𝙣 𝙙𝙚 𝙡’𝙤𝙧𝙙𝙞𝙣𝙖𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝘽𝙚́𝙖𝙩𝙧𝙞𝙘𝙚, 𝙞𝙡 𝙣𝙚 𝙫𝙤𝙮𝙖𝙞𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙧𝙚́𝙚𝙡𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙞𝙢𝙖𝙜𝙚𝙨 𝙤𝙗𝙨𝙘𝙚̀𝙣𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙙𝙚́𝙛𝙞𝙡𝙖𝙞𝙚𝙣𝙩.𝙉𝙤𝙣…𝘾𝙚 𝙦𝙪’𝙞𝙡 𝙫𝙤𝙮𝙖𝙞𝙩, 𝙘’𝙚́𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙗𝙞𝙚𝙣 𝙥𝙞𝙧𝙚.𝘿𝙚𝙪𝙭 𝙩𝙧𝙖𝙞̂𝙩𝙧𝙚𝙨.𝙎𝙖 𝙨œ𝙪𝙧.𝙀𝙩 𝙨𝙤𝙣 𝙢𝙚𝙞𝙡𝙡𝙚𝙪𝙧 𝙖𝙢𝙞
— Alors, nous y voilà… Tu comptes parler, ou dois-je appeler ton cher époux que tu as abandonné au Sénégal ? lança-t-il en faisant tournoyer son téléphone entre ses doigts, un sourire froid aux lèvres. Béatrice éclata en sanglots. Tout lui échappait. Elle qui, quelques instants plus tôt encore, pensait tenir les rênes… voilà qu’elle perdait pied, incapable de reprendre le contrôle. — Je ne vais pas perdre mon temps à te regarder pleurnicher comme une idiote. Tu parles… ou tu retournes gentiment dans ton foyer. — Xavier… pourquoi tu me fais ça ? — Moi ? Et qu’est-ce que je te fais, au juste ? Vouloir que tu revoies Fatoumata, c’est un crime ? On parle de ta fille, au cas où tu l’aurais oublié. — Comment peux-tu utiliser ma vulnérabilité contre moi ? Il ricana, sec. — Ce n’est pas exactement ce que tu faisais il y a encore quelques minutes ? Tu comptais utiliser les preuves que tu
Leur séparation fut brève, pourtant la douleur qu’elle ressentait était brûlante, tranchante comme une lame fraîchement forgée. Un vide s'était installé dans sa poitrine, un creux silencieux qu'aucune pensée ne parvenait à combler. Elle n’aurait jamais cru que son absence la frapperait aussi fort
L’amour né des petits gestes d’attention ne meurt jamais. Même lorsque les flammes semblent s’éteindre, une étincelle peut surgir d’un souvenir, d’un geste tendre, d’un simple mot chuchoté. Seraleonne resta immobile à l’embrasure de la porte, le souffle suspendu, observant Xavier. Il p
Beaucoup pensent que pour conquérir une femme, il suffit de la couvrir de cadeaux, de luxe, de belles promesses... Comme si l’éclat des objets pouvait remplacer la vraie profondeur du cœur. Mais celles qui tombent pour ça ne cherchent pas l’amour véritable, seulement à assouvir des rêves d’enfant
Quelqu’un a dit un jour que la vérité sort souvent de la bouche des enfants. Mon fils de sept ans m’a offert cette expérience. Il m’a confrontée à une vérité que je n’avais pas eu le courage d’affronter moi-même. Avait-il raison de me demander de ne pas avoir peur d’aimer à nouveau ? D







