LOGINUne romance brûlante, interdite et chargée d’une tension sexuelle intense… 🔥 Sofia, 19 ans, étudiante sage et rêveuse, retourne chaque été dans la maison de vacances familiale en Californie du Sud. Un refuge ensoleillé, rempli de souvenirs d’enfance… et de Lui. Pedro. 49 ans. L’ami d’enfance de son père Javier, cet homme charismatique aux origines mexicaines, divorcé, taiseux. Il l’a vue grandir, l’a portée sur ses épaules quand elle était petite, l’a toujours appelée « mija » avec cette voix grave qui fait vibrer quelque chose en elle. Mais cette année, plus rien n’est innocent. Depuis six mois, Sofia ne pense qu’à lui. À sa peau cuivrée sous le soleil, à ses mains calleuses, à ce sourire rare qui la fait fondre. Elle sait que c’est mal. Dangereux. Interdit. Il est l’ami le plus fidèle de son père. Il pourrait tout détruire. Pourtant, quand elle descend de la voiture et qu’il la regarde… vraiment la regarde pour la première fois…. Que quelque chose a changé. Entre les barbecues au bord de la plage, les nuits chaudes, les regards volés et les silences lourds de tension, la tentation devient insupportable. Jusqu’où iront-ils ? Qui découvrira leur secret ? Et quand la passion explosera enfin… pourra-t-elle survivre à la trahison ?
View MoreLa valise était ouverte sur le lit comme une bouche béante, et Sofia y jetait des vêtements sans vraiment regarder. Un bikini vert olive qu’elle n’avait porté qu’une fois l’été dernier, une robe en coton blanc trop courte pour être honnête, trois romans de García Márquez qu’elle relirait pour la troisième fois, un carnet à spirale déjà à moitié rempli de notes qui ne concernaient plus du tout la littérature. Ses gestes étaient mécaniques, mais son esprit, lui, tournait en boucle depuis des semaines.
Six mois.
Six mois qu’elle n’avait pas vu Pedro.
Le dernier dîner, c’était en décembre. Il était passé à la maison un soir de pluie rare, Javier l’avait invité pour « fêter rien du tout », comme il disait quand il voulait juste boire du mezcal avec son compadre. Pedro était arrivé avec une bouteille de tequila añejo et ce sourire large qui creusait deux parenthèses autour de sa bouche, celui qui faisait toujours paraître la pièce plus lumineuse. Sofia s’était tenue en retrait, prétextant devoir finir un devoir, mais elle avait écouté chaque syllabe de sa voix grave, chaque rire qui montait du salon comme une vague chaude. À un moment, il avait levé les yeux vers l’escalier et l’avait aperçue, appuyée à la rampe. « ¿Qué tal, mija ? Toujours à dévorer des livres ? » Elle avait hoché la tête, incapable de répondre autre chose qu’un sourire crispé, les joues en feu. Ensuite elle était montée s’enfermer dans sa chambre et avait passé la nuit à se maudire.
Parce que ce n’était pas normal.
Parce que Pedro avait quarante-neuf ans, qu’il était le meilleur ami de son père depuis leurs douze ans au barrio de Guadalajara, qu’il l’avait portée sur ses épaules quand elle avait cinq ans pour qu’elle puisse attraper les mangues les plus hautes, qu’il l’avait consolée quand elle pleurait parce que les garçons de l’école la traitaient de « petite intello », qu’il avait été là pour toutes les étapes idiotes et sacrées de sa vie. Et maintenant, à dix-neuf ans, elle le regardait comme on regarde un homme qu’on désire. Pas comme un oncle. Pas comme un ami de la famille. Comme un homme.
Elle referma la fermeture Éclair d’un coup sec, presque violent.
Dans le couloir, Diego passa la tête par la porte entrouverte.
« T’as fini, la poétesse ? Papa est déjà dans la voiture, il parle tout seul au volant comme d’habitude. »
Sofia leva les yeux au ciel, mais sourit quand même.
« J’arrive. Deux minutes. »
Diego disparut en sifflotant un air de Bad Bunny. Elle attrapa son sac à dos, glissa son téléphone dans la poche arrière de son short en jean, et avant de sortir, elle hésita une seconde devant le miroir. Ses cheveux noirs étaient relevés en chignon lâche, quelques mèches folles autour du visage. Elle portait un débardeur blanc tout simple et ce short en jean effiloché qui lui remontait un peu trop haut sur les cuisses. Elle se mordit l’intérieur de la joue. Trop ? Pas assez ? Elle n’en savait rien. Elle ne savait même pas ce qu’elle espérait.
Dans la voiture, l’odeur familière du cuir vieilli et du café froid l’enveloppa immédiatement. Javier avait déjà mis la clim à fond, mais la chaleur californienne s’infiltrait quand même par les vitres entrouvertes. Diego occupait le siège passager, un pied sur le tableau de bord, en train de scroller sur son téléphone. Sofia s’installa à l’arrière, posa sa valise à côté d’elle comme un bouclier.
« Prête pour l’été le plus long de ta vie ? » lança Diego sans se retourner.
« Très drôle. »
Javier démarra, le moteur ronronna doucement. Il jeta un coup d’œil dans le rétroviseur.
« Ceinture, mija. »
Elle l’accrocha en soupirant.
La route vers la côte sud était la même depuis toujours : d’abord les autoroutes encombrées de Los Angeles, puis les échangeurs qui sentaient le bitume chaud, ensuite la descente vers le Pacifique, les palmiers qui se dressaient comme des sentinelles fatiguées, et enfin l’odeur salée qui annonçait la maison.
Pendant les premières minutes, le silence fut confortable. Puis Javier commença à parler, comme toujours quand il conduisait longtemps.
« Pedro m’a dit qu’il a refait la terrasse cet hiver. Il a mis des nouvelles planches en ipé, soi-disant indestructibles. On verra bien. »
Diego ricana.
« Ouais, il va encore se plaindre que ça coûte trop cher et qu’il aurait pu le faire lui-même pour moitié prix. »
« Il l’a fait pour moitié prix, cabrón, » répondit Javier en riant. « C’est ça le problème avec Pedro : il refuse de se faire payer correctement. »
Sofia écoutait, les yeux perdus sur le paysage qui défilait. Elle imaginait déjà la terrasse en question : les planches neuves encore odorantes de bois exotique, Pedro torse nu sous le soleil de midi, la sueur qui coulait le long de son dos cuivré, les muscles qui roulaient sous la peau quand il plantait un clou. Elle ferma les yeux une seconde, chassa l’image. C’était ridicule. Pathétique.
« Et toi, Sofia ? » reprit Javier. « Tu comptes faire quoi cet été à part lire et bronzer ? »
Elle ouvrit les yeux, croisa son regard dans le rétroviseur.
« Peut-être écrire un peu. Et… je sais pas. Profiter. »
Diego tourna la tête à moitié.
« Profiter de quoi ? Y a personne d’intéressant là-bas. Juste papa, moi, Pedro, et le gamin qui va sûrement passer son temps à faire du skate sur la plage. »
« Ellie n’est plus un gamin, » corrigea Javier. « Il a dix-neuf ans, comme ta sœur. Et il est plutôt sympa quand il veut. »
Sofia sentit une pointe acide dans sa poitrine. Ellie . Le fils de Pedro. Ils avaient grandi ensemble, presque comme frère et sœur, jusqu’à leurs quatorze ans. Même école, mêmes anniversaires, mêmes étés. Ellie avait toujours eu ce petit béguin évident pour elle : les regards trop longs, les blagues maladroites, les cadeaux ridicules (une fois il lui avait offert un bracelet en coquillages qu’il avait fait lui-même, elle l’avait gardé deux jours avant de le perdre à la plage). Tout le monde s’en rendait compte. Sauf elle, apparemment. À l’époque, elle trouvait ça mignon, presque touchant. Maintenant, l’idée la mettait mal à l’aise. Parce que si Ellie la regardait encore comme ça… elle ne pourrait pas lui rendre la pareille. Pas cette année.
« Il vient quand même ? » demanda-t-elle, d’une voix qu’elle espérait neutre.
« Ouais, » répondit Javier. « Pedro l’a forcé , Il dit que ça leur fera du bien de passer du temps ensemble. »
Diego ricana à nouveau.
« Bonne chance à eux. Ellie passe sa vie à San Diego maintenant, il doit trouver la maison de vacances ringarde. »
Sofia ne répondit pas. Elle pensa à Pedro, seul avec son fils qui le regardait à peine. Elle pensa à la façon dont il parlait parfois de Ellie, avec ce mélange de fierté et de tristesse qu’elle avait appris à reconnaître. Elle pensa à sa propre famille fracturée : le divorce trois ans plus tôt, les cris dans la cuisine, les valises qu’Isabella avait faites sans un mot d’explication, les accusations de Javier (« Tu m’as trompé, avoue-le ! »), les preuves qu’il n’avait jamais trouvées. Isabella était partie vivre à San Francisco, carrière en tête, et pourtant elles s’appelaient presque tous les jours. Sofia l’admirait. Elle l’enviait, parfois. Cette liberté. Cette façon de choisir sa vie sans s’excuser.
La voiture quitta l’autoroute. L’océan apparut soudain, immense et bleu-vert, éblouissant sous le soleil de juin. Sofia sentit son cœur s’accélérer.
Ils étaient presque arrivés.
La maison se dressait au bout de la rue en pente, blanche avec des volets bleus, entourée de cactus et de bougainvilliers violets qui débordaient sur le trottoir. Pedro était là, sur la terrasse, torse nu, un chiffon à la main, en train d’essuyer une chaise longue. À côté de lui, Luis, casquette à l’envers, écouteurs autour du cou, faisait semblant de l’aider en portant une glacière vide.
Javier klaxonna deux fois, joyeusement.
Pedro leva la tête, sourit de ce sourire qui faisait mal à Sofia depuis un an. Il agita la main.
« ¡Llegaron los locos ! »
Diego éclata de rire et sauta de la voiture avant même que le moteur soit coupé. Sofia resta un instant immobile, les mains crispées sur ses genoux.
Elle prit une grande inspiration.
Puis elle ouvrit la portière.
L’été commençait.
Et elle savait déjà qu’il allait être dangereux.
Ils arrivèrent enfin à la voiture, garée un peu à l’écart sur le parking de la plage, loin des lumières principales de la fête. L’air de la nuit était frais, chargé d’iode et du bruit lointain de la musique qui continuait derrière eux, comme un battement de cœur lointain et insistant. Pedro s’arrêta près de la portière conducteur, regardant Sofia avec un mélange de fatigue, de désir et de résignation. La lune éclairait faiblement son visage, soulignant les traits tirés par la tension de la soirée.« Alors tu veux rentrer ou pas ? » demanda-t-il doucement, la voix basse pour ne pas attirer l’attention.Sofia secoua la tête, les yeux brillants d’une détermination farouche.« Non. »Pedro soupira, un sourire ironique et fatigué aux lèvres.« Bah alors tu devrais descendre et faire la fête avec tes amis. »Elle répondit fermement, sans hésiter :« Non. »Il rit doucement, presque résigné, passant une main sur son visage.« OK… on va rester là comme… »Tout à coup, Sofia se mit sur lui, l’
Sofia ne supportait plus de rester en retrait. Elle s’approcha de Pedro et Raphaëlle d’un pas décidé, feignant une surprise joyeuse tout en sentant son cœur battre à tout rompre. La fête battait son plein autour d’eux, la musique forte, les rires, les corps qui dansaient sur le sable, mais pour elle, le monde s’était réduit à ces deux silhouettes. Elle s’arrêta à leur hauteur, un sourire poli aux lèvres, même si ses yeux lançaient des éclairs.« Ah, vous êtes là, » dit-elle en essayant de garder une voix légère. « Qu’est-ce que vous faites ? »Raphaëlle se tourna vers elle avec un sourire un peu trop assuré, presque provocant.« On discute, on reprend contact. On s’est perdu de vue depuis un moment, tu sais comment c’est. »Pedro, visiblement mal à l’aise, hocha la tête sans trop en dire.Raphaëlle continua, sans se démonter, flirtant ouvertement. Elle posa une main légère sur le bras de Pedro, riant à une de ses propres blagues, se penchant vers lui comme si Sofia n’existait pas.« F
La nuit était tombée complètement sur la plage, enveloppant le sable d’une obscurité douce et complice, seulement percée par les lumières colorées de la fête et les flammes dansantes des feux de camp improvisés. La musique pulsait dans l’air marin, un mélange de reggaeton, de pop et de rires qui se mélangeaient au bruit des vagues. Pedro et Raphaëlle venaient de rejoindre le groupe principal de la fête de Jonathan. Ils marchaient côte à côte, Raphaëlle parlant avec animation, son bras frôlant parfois celui de Pedro. Sofia et Ellie, quant à eux, arrivaient par l’autre côté de la plage, marchant sur le sable encore tiède de la journée.Sofia sentait son estomac se nouer à chaque pas. Elle voyait Pedro au loin, grand, imposant, avec cette fille à ses côtés. Raphaëlle. Elle ne pouvait pas l’oublier. Cette image restait gravée dans sa mémoire comme une brûlure : la chambre, la porte entrouverte, Pedro sortant avec ce regard encore troublé, et elle qui avait pris sa place. Voir cette fille
La soirée au restaurant touchait doucement à sa fin. Les lumières tamisées de la terrasse commençaient à s’éteindre une à une, et le personnel rangeait discrètement les tables. Javier, encore plein d’énergie malgré l’heure tardive, proposa de continuer sur la plage, juste en contrebas. Tout le monde accepta avec enthousiasme. Le groupe descendit les quelques marches en bois qui menaient au sable encore tiède de la journée. La nuit était claire, étoilée, et l’air marin frais contrastait agréablement avec la chaleur accumulée pendant le dîner.À peine arrivés sur la plage, ils virent que la fête de Jonathan battait déjà son plein un peu plus loin. Les lumières colorées, la musique forte et les rires portés par le vent les accueillirent. Comme prévu, Jonathan et toute sa clique les rejoignirent rapidement. La foule grossit rapidement : plusieurs personnes du restaurant, attirées par la musique et l’ambiance, descendirent aussi pour finir la soirée sur le sable. Le groupe devint rapidemen
Sofia posa son téléphone et se dirigea vers la salle de bain attenante à sa chambre. Elle alluma la lumière crue du miroir, inspecta son reflet. Ses cheveux noirs ondulaient encore un peu du trajet en voiture ; elle les brossa rapidement, les laissant tomber librement sur ses épaules. Maquillage :
Plus tard, bien plus tard, quand les invités étaient partis sauf Pedro, qui dormait souvent sur le canapé après les dîners arrosés , il avait frappé doucement à sa porte. Elle l’avait laissé entrer, assise sur son lit, les genoux ramenés contre la poitrine.« Sofia… je suis désolé. Vraiment. C’étai
Sofia hésita une seconde sur le seuil de la porte-fenêtre, le cœur battant encore de ce qui s’était passé dans sa chambre. La robe crème qu’elle avait enfilée tombait souplement sur ses hanches, effleurant ses cuisses nues, et elle se sentait à la fois vulnérable et audacieuse. Dehors, l’air du soi
La portière claqua derrière Sofia avec un bruit sec, presque trop fort dans l’air chaud de l’après-midi. Le soleil cognait sur la peau comme une main brûlante. Elle plissa les yeux, et la première chose qu’elle vit fut lui.Pedro.Torse nu, la peau luisante de sueur et de crème solaire, un vieux sh






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