LOGINCompilation d'histoires hots et très érotiques , ceci est pour un public averti : La Captive du Désert Zorah, une jeune femme au caractère bien trempé, traverse le désert impitoyable avec la caravane de son père lorsque des cavaliers fondent sur eux. Elle est arrachée à sa vie et offerte au cheikh Tariq al-Mahadi, un souverain aussi magnétique que cruel, connu pour sa poigne de fer. Devenue sa quatrième épouse contre son gré, Zorah est plongée dans l'univers clos et oppressant du harem, un monde de luxe, de soie et de parfums où chaque sourire cache un poignard. Avant même sa nuit de noces, elle est confiée aux mains expertes des autres femmes qui la préparent pour le maître, et où elle découvre la jalousie féroce de la première épouse, la puissante et manipulatrice Laila. Tariq, fasciné par le feu qui brûle en Zorah, se fait un devoir de la soumettre, corps et âme, lui révélant des plaisirs insoupçonnés dans l'immensité silencieuse du désert. Piégée entre les complots mortels du harem, le désir naissant pour son mari impitoyable et le souvenir de sa liberté perdue, Zorah devra naviguer dans un océan de trahisons pour survivre et, peut-être, conquérir le cœur du faucon du désert.
View MoreLe soleil tape sans pitié sur les dunes qui s'étendent à perte de vue, un océan de sable doré que notre caravane traverse depuis maintenant douze jours. La chaleur est si intense qu'elle déforme l'horizon, créant des mirages qui dansent au loin comme des promesses illusoires. Je suis installée sur mon dromadaire, bercée par son pas lent et régulier, les yeux plissés pour me protéger de la réverbération aveuglante. La sueur coule dans mon dos, colle ma tunique de lin à ma peau, et je rêve de l'oasis que nous devrions atteindre avant la nuit.
Mon père, le marchand Ibrahim, est en tête du convoi avec les autres hommes. C'est un homme bon, respecté dans toutes les cités caravanières, connu pour son honnêteté et la qualité de ses marchandises. Nous transportons des étoffes précieuses venues des royaumes de l'Est, des épices rares qui valent leur poids d'or, et de l'encens qui brûlera sur les autels des temples de la côte. C'est un voyage que nous faisons deux fois par an depuis que je suis assez grande pour tenir sur une selle, et même si la route est pénible, même si la chaleur est écrasante et la poussière étouffante, j'aime ces traversées du désert. J'aime l'immensité silencieuse qui s'étend autour de nous, ce vide qui n'est pas vraiment vide, cette solitude peuplée de vents et d'étoiles. J'aime les nuits passées à contempler la voûte céleste, à écouter les histoires des chameliers autour du feu, à sentir le sable encore tiède sous mes pieds nus.
— Zorah, tiens-toi droite, me lance ma tante Samira qui chevauche à côté de moi.
Sa voix est sèche comme le vent du désert. Ma tante est la sœur aînée de mon père, une femme austère qui n'a jamais approuvé mon caractère trop indépendant. Elle porte le deuil de son mari depuis quinze ans et semble considérer que le monde entier devrait porter le deuil avec elle. Ses vêtements sont toujours noirs ou gris, ses cheveux strictement tirés en arrière sous son voile, et son visage est perpétuellement figé dans une expression de désapprobation.
— Une jeune fille de bonne famille ne se tient pas avachie comme une chamelle fatiguée, poursuit-elle. Tu représentes la maison de ton père. Montre un peu de dignité.
Je me redresse en maugréant. Depuis la mort de ma mère, il y a six ans, ma tante s'est donné pour mission de faire de moi une "jeune fille convenable". Une tâche qu'elle considère comme un échec permanent, et qu'elle me rappelle à chaque occasion. J'ai appris à coudre, à broder, à tenir une maison, à recevoir des invités avec grâce. Mais je n'ai jamais appris à me taire, à baisser les yeux, à accepter sans discuter les décisions que les hommes prennent pour moi.
— Le désert n'a que faire des bonnes manières, dis-je en essuyant la sueur sur mon front.
— Mais les hommes, si. Et c'est un mari que nous te trouverons à la côte, ne l'oublie pas.
Voilà. Le véritable but de ce voyage. Mon père a décidé qu'il était temps pour moi de prendre époux, et ma tante est chargée de superviser l'opération. Un riche commerçant, voilà ce qu'ils veulent pour moi. Un homme respectable, bedonnant sans doute, qui me gardera enfermée dans une maison de la ville, loin du désert que j'aime tant, loin des caravanes et des horizons infinis. Un homme qui attendra de moi que je sois une épouse docile, une mère fertile, une femme qui ne parle pas trop fort et qui ne rit pas trop haut.
Cette perspective me donne envie de hurler.
Je n'ai rien dit à mon père, bien sûr. Il m'aime, je le sais, et il croit bien faire. Mais je ne suis pas comme les autres filles. J'ai grandi libre, sur les routes, dans le vent et le sable. J'ai appris à monter à cheval avant d'apprendre à broder. Je sais lire les étoiles pour trouver mon chemin, négocier le prix des épices avec les marchands étrangers, et reconnaître les traces des animaux dans le sable. Je ne veux pas d'un mari qui m'enferme. Je ne veux pas d'un mari du tout.
— Tu rêvasses, reprend ma tante. Fais attention, ou tu vas finir par tomber de ta selle.
Je ne réponds pas. Mon regard se perd sur l'horizon, sur les crêtes des dunes qui ondulent comme des vagues pétrifiées. Le convoi avance dans le lit d'un oued asséché, bordé de rochers rouges et de buissons d'épineux. C'est un endroit dangereux, je le sais. Les berges escarpées offrent des cachettes idéales pour les brigands. Mais la route est plus rapide par ici, et mon père a toujours privilégié la vitesse à la sécurité.
Je le regretterai bientôt.
Cela commence par une vibration. Imperceptible d'abord, une simple trépidation qui remonte le long des jambes de mon dromadaire. L'animal s'agite, grogne, tourne la tête de droite à gauche avec nervosité. Je pose une main sur son cou pour le calmer.
— Qu'est-ce que c'est ? demande ma tante.
Je tourne la tête vers l'horizon, vers le nord, et mon sang se fige.
Un nuage de poussière s'élève derrière les crêtes des dunes. Un nuage qui grandit à vue d'œil, qui se rapproche à une vitesse terrifiante, qui obscurcit le ciel comme une tempête de sable. Mais ce n'est pas une tempête. Je le sais avant même de les voir. Quelque chose dans la façon dont le sol tremble, dans la régularité des vibrations.
Des cavaliers.
— Des pillards ! crie soudain un des gardes en tête du convoi. Aux armes ! Formez le cercle ! Protégez les femmes !
Trop tard. Ils sont déjà sur nous.
Ils surgissent des crêtes comme une nuée de sauterelles, des dizaines de cavaliers vêtus de noir, le visage masqué par des keffiehs sombres, des cimeterres étincelant dans leurs mains. Leurs chevaux sont lancés au galop, soulevant des gerbes de sable à chaque foulée. Leurs cris de guerre déchirent l'air, des hurlements sauvages qui glacent le sang et résonnent dans ma poitrine comme le glas de notre perte.
Le chaos se déchaîne en une fraction de seconde. Notre escorte, une vingtaine de gardes armés, tente de former un cercle autour des dromadaires et des chariots. Mais les pillards sont trop rapides, trop nombreux, trop bien entraînés. Ils frappent avec une précision chirurgicale, leurs lames sifflant dans l'air avant de trouver la chair.
Il reste immobile, sa nuque sous ma lame, son corps immobile. Ses épaules se soulèvent et s'abaissent au rythme de sa respiration, et je sens une tension nouvelle dans son dos, une puissance contenue qui est presque palpable.Puis il se retourne, si vite que je n'ai pas le temps de retirer la lame. Il me saisit le poignet, il m'attire contre lui, et soudain, je suis collée à lui, le couteau entre nous, sa poitrine contre la mienne. Je sens son cœur battre, un galop de tempête contre mes seins, sa chaleur à travers le lin de la robe blanche.Il me regarde, ses yeux plongent dans les miens, et ce regard est une mer où je pourrais me noyer. Il n'y a plus de leçon. Plus d'enseignant. Plus d'élève. Il n'y a que deux corps qui se touchent, deux souffles qui s'accélèrent, deux désirs qui se cherchent.— Tu m'as désarmé, Nerina. Les hommes que tu as vus sur ce navire, ils ont tous essayé. Torv, Thorne, Sereia. Ils ont tous voulu me prendre ce que je gardais, ce que je protégeais. Ils ont tous
NerinaLa cabine est plus sombre que d'habitude, seulement éclairée par une lanterne posée sur la table, une flamme unique qui danse dans l'obscurité comme une âme prisonnière. L'air est chargé d'une odeur familière – l'ambre et le musc, le cuir et la poudre, la mer et le désir.Kaelan me fait face, une arme à la main. Pas une lame de cérémonie, pas une épée d'apparat, mais un couteau de combat, simple et efficace, une lame courte à la pointe acérée, au manche enveloppé de cuir noir.— La navigation, tu l'as comprise. Le combat, tu dois l'apprendre.Sa voix est grave, plus grave que d'habitude, et je sens dans ses mots autre chose qu'un simple ordre. Il y a une urgence, une nécessité, une peur qu'il ne laisse jamais transparaître devant l'équipage.— Torv. Thorne. Sereia. Ils ne te laisseront pas tranquille. Ils attendent une occasion, une faiblesse, un moment où je ne serai pas là pour te protéger. Et quand ce moment viendra, je veux que tu puisses te défendre. Pas comme une captive
Je lève les yeux du sextant, je tourne la tête vers lui. Dans le clair de lune, son visage est un masque d'ombre et de lumière, un poème de lignes et de creux. Il est beau, d'une beauté que les années n'ont pas ternie, que les épreuves ont au contraire affinée comme l'eau polit les pierres.— Et ce naufrage, Capitaine, vous l'avez choisi ?Il me regarde, ses yeux d'argent brillent comme deux lunes jumelles.— Je l'ai choisi le jour où j'ai accepté de me laisser perdre. Le jour où j'ai compris que le seul chemin pour gagner était d'accepter de tout perdre. Et toi, Nerina ? As-tu choisi ton naufrage ?Je ne réponds pas tout de suite. Je regarde la carte, les lignes que j'ai tracées, la route qui s'ouvre devant nous. Je regarde mes mains, ces mains qui ont appris à tenir un sextant, à tracer des arcs, à lire les étoiles. Ces mains qui ont tenu sa main, qui ont caressé sa peau, qui ont marqué sa chair.— Je n'ai pas choisi d'être tributaire. Je n'ai pas choisi d'être capturée. Je n'ai pas
NerinaLe vent s'est levé avec le crépuscule, une brise chaude venue du sud-est qui fait danser les voiles et chanter les cordages. Je suis sur le gaillard d'arrière, adossée au bastingage, les yeux perdus dans l'horizon où le soleil rougeoyant se prépare à plonger dans la mer. La robe blanche de Lysia flotte autour de mes jambes, légère comme une promesse, et dans la lumière déclinante, le lin semble brûler d'un feu intérieur.Kaelan est à la barre, ses mains gantées de cuir sont posées sur le bois usé par des années de navigation. Ses doigts s'ajustent aux courbes du gouvernail avec une intimité qui frôle la tendresse, comme s'il connaissait chaque fibre de ce bois, chaque grain, chaque entaille laissée par les tempêtes passées. La barre est plus qu'un outil entre ses mains, c'est une prolongation de son corps, un prolongement de son âme, un organe sensible qui capte les moindres frémissements de la mer.Il me regarde, un bref coup d'œil par-dessus son épaule, et ses yeux d'orage br
ZorahLa femme frêle esquisse une ombre de révérence. Ses yeux noirs sont immenses dans son visage pâle, des yeux de biche effarouchée qui semblent toujours au bord des larmes. Elle est belle, d'une beauté fragile et mélancolique qui inspire plus la pitié que l'envie.— Et voici Amina, la troisième
ZorahMon cœur s'arrête.— Il est vivant. Mes hommes l'ont assommé, pas tué. Il est prisonnier dans une forteresse à trois jours d'ici. Ta tante aussi. Et ils le resteront tant que tu te montreras... coopérative.Un flot de soulagement me submerge, aussitôt suivi par une vague de terreur encore plu
Zorah Le palais est un monde en soi, une cité close où tout semble régi par des règles invisibles que je ne connais pas. Les femmes que je croise baissent les yeux sur mon passage. Les hommes détournent le regard. Personne ne me parle, personne ne semble même me voir. Je suis un fantôme, une ombre
Zorah Nous franchissons les grandes portes au galop, sans ralentir. Des gardes en turban blanc s'inclinent sur notre passage, leurs lances scintillant dans la lumière déclinante. Nous traversons une première cour, puis une deuxième, puis une troisième, chacune plus somptueuse que la précédente. De


















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