Se connecterCharlyPlus tôt ce matin-là, avant que le soleil ne perce la brume hivernale, mon bureau avait reçu des visiteurs inattendus. L'Ancien Félix et l'Ancienne Minnie s'étaient présentés devant moi, dépouillés de la rigidité protocolaire qui les caractérisait d'ordinaire. D'une voix solennelle mais empreinte d'une profonde affection, Félix m’avait annoncé que lui, Minnie, et l'intégralité du Conseil des Anciens se mettaient officiellement et sans réserve à la disposition de Zoéline.En les écoutant, j'avais ressenti une bouffée de fierté presque douloureuse. Ma Luna n'avait pas seulement survécu à OldMoon ; elle l'avait conquise. Le vent avait définitivement tourné.C'est en milieu de journée, alors que nous nous dirigions tous ensemble vers le grand terrain d'entraînement à l'orée de la forêt, que l'ambiance s'est détendue. Véra marchait en tête aux côtés de Félix, tandis que Liam, Benny, Zoéline et moi fermions la marche sur le sentier enneigé. Liam s'est calé à ma hauteur, un petit sour
ZoélineLa porte de nos quartiers privés s’était à peine refermée que le poids du monde sembla glisser de nos épaules. Marie et Grace avaient fait des merveilles. La grande pièce d'ordinaire si solennelle était plongée dans une pénombre chaleureuse, uniquement éclairée par la lueur dansante d’une dizaine de bougies. Une petite table ronde avait été dressée près de la cheminée où crépitait un feu réconfortant. L'odeur du rôti aux herbes et des bougies à la cire d'abeille flottait dans l'air.Charly laissa tomber les derniers sacs de shopping sur le sofa. Il avait gardé le pull en cachemire gris doux que je lui avais fait acheter cet après-midi. Sans sa veste en cuir d’Alpha, les cheveux légèrement ébouriffés par le vent de la ville, il offrait un visage d'une vulnérabilité qui me fit rater un battement.Nous nous sommes installés l'un en face de l'autre. Au début, le cliquetis des couverts accompagna nos premiers échanges, légers, prolongeant la complicité de l'après-midi. Mais à mesur
CharlyJe n'avais jamais ressenti cette forme de nervosité. Pas celle qui vous tord le ventre avant un affrontement territorial ou un duel à mort, non. C’était une traque d'un tout autre genre, une anxiété presque enfantine qui me faisait serrer le volant de mon SUV avec une force ridicule.Du coin de l'œil, j'observais Zoéline installée sur le siège passager. Elle avait troqué ses tenues de cérémonie pour un jean ajusté et un pull en maille douce qui lui allait à ravir. Sans sa couronne invisible de Luna, débarrassée du poids des Anciens et du protocole d'OldMoon, elle semblait... respirer. Libre. Ses yeux améthyste fixaient le paysage enneigé qui défilait à toute vitesse, un sourire léger flottant sur ses lèvres.Le trajet vers la ville s'est fait dans une douceur inhabituelle, bercé par le ronronnement de la radio et le silence complice qui s'était installé entre nous. Dans mon esprit, Minuit, mon loup, était d'un calme olympien, ronronnant de satisfaction. Nous sortions enfin de n
CharlyLe lundi matin se leva sur un domaine d'OldMoon baigné d'une lumière d'hiver particulièrement pure. L'effervescence des Festivités avait laissé place à un calme bienvenu, mais l'énergie de la meute était radicalement différente. Les murmures de doutes avaient été balayés, remplacés par une fierté vibrante qui flottait dans chaque couloir du manoir.Posté sur le perron, au côté de Zoéline, je saluais le départ des dernières délégations. L’Alpha Sarah s’avança vers nous, sa prestance habituelle adoucie par un sourire d’une sincérité rare chez les dirigeants de notre monde. Elle serra chaleureusement la main de Zoéline avant de croiser mon regard.— Ce week-end a été une révélation, Charly, déclara-t-elle d'une voix forte. Tu as une Luna exceptionnelle. Le Val d’Argent se tient officiellement aux côtés d'OldMoon. Et pour toi, Zoéline… sache que ma ligne privée te sera toujours ouverte. Que ce soit pour de la politique ou pour autre chose.— Merci, Sarah. Votre soutien nous est pré
ZoélineLe dimanche s'éveilla dans une atmosphère étrangement sereine. La Meute de la Forêt Noire avait été chassée au lever du jour, emportant avec elle la rancœur et les complots. Tout au long de l'après-midi, alors que je supervisais les derniers préparatifs du bal dans les salons, plusieurs de mes alliés vinrent à ma rencontre. Véra, mais aussi Liam et Benny, prirent le temps de me féliciter chaleureusement. Ils avaient tous remarqué à quel point j'avais magnifiquement géré ma cage de verre durant ces trois jours, protégeant mes émotions et mon mana face aux provocations sans jamais fléchir. Pour la première fois, je me sentais pleinement à ma place.Puis, l'heure du grand bal de clôture arriva.Le carton d'invitation distribué à l'arrivée des convives avait jeté un défi de taille : costume, masque, perruque, et autorisation exceptionnelle d'utiliser des lentilles colorées et des parfums de synthèse pour tromper délibérément les sens des loups. Ce soir, l'odorat et la vue ne servi
CharlySans l'aide de personne, en l'espace de quelques secondes, elle avait balayé l'ambition de Dorian. Elle m'avait distancé, elle avait déjoué le piège seule, et elle venait de prouver au monde entier — et aux caméras de surveillance du parcours — qu'elle n'avait besoin d'aucun garde du corps pour régner.Je lui fis un signe de tête pour qu’elle continue le parcours, lui signifiant que je la rattraperais une fois que j’aurais donné une bonne leçon à ces... parasites. À ces lâches qui s'imaginaient pouvoir briser ma meute en s'en prenant à ma moitié. Libéré du poids de l'inquiétude par l'incroyable démonstration de ma Luna, je fis volte-face vers les deux complices restés de mon côté de la crevasse. Mon grondement fit trembler la neige sur les branches d'alentour. Ils avaient voulu jouer les prédateurs dans mes bois ; Minuit allait leur rappeler pourquoi j'étais l'Alpha suprême d'OldMoon. Le carnage diplomatique attendrait le rapport des caméras. Pour l'instant, il n'y avait plus d
ZoélineGardant la tête baissée, j’attendu une réaction de l’Alpha devant moi, mais rien. Je levai la tête pour l’observer : Il me fixait. Je ne saurais dire si c’était de la convoitise, de la curiosité ou s’il était prêt à ne faire qu’une bouchée de moi. Ce regard insistant me fit légèrement recul
ZoélineMalgré les deux portières que j'avais entendu, un seul homme discuter avec papa. Cela faisait déjà 5 min qu'ils parlaient ensemble et la curiosité me rongeait. Qui pouvait bien être cette personne pour que papa me dise de rester dans ma chambre. En toute logique cela ne pouvait être qu'un a
CharlyIl était trop tard pour se présenter chez l'Alpha de la meute du Clair de Lune, alors pour passer la soirée, Liam et moi sommes allés dans un bar. Cela nous permettrait de jauger l'ambiance de la meute et voir ce qu'il se disait.Elle a table derrière nous, deux hommes discutaient de l'aveni
ZoélinePlusieurs années ont passées, j'ai obtenu mon bac et même une licence en histoire, tout en continuant à m’effacer de la vie sociale de la meute.J’étais devenue une passionnée pour les traditions, cultures et les langues anciennes et oubliées de tous, j'avais réussi à prendre contact avec p







