Diel sentit ses yeux s’embuer, mais il refusa de pleurer.Le silence s’installa de nouveau, plus lourd, plus glacé qu’avant.Seul le roulement monotone du carrosse brisait la torpeur.La route s’étirait, interminable.Chaque cahot, chaque tournant semblait rallonger le supplice.Dehors, le soleil déclinait lentement, teintant les nuages d’une lueur rougeâtre.Le soir tombait, et avec lui, la distance entre eux se creusait encore un peu plus.Quand le carrosse franchit les premières collines menant vers la capitale, Diel ferma enfin les yeux.Pas pour dormir, mais pour fuir.Il ne voulait plus voir le paysage, ni les ombres, ni même la silhouette rigide assise à côté de lui.Il voulait juste disparaître, quelques secondes, dans ce noir intérieur où Riven n’existait pas.De son côté, Riven resta immobile.Il observait Diel du coin de l’œil, la mâchoire crispée.Sous son calme apparent, quelque chose bouillonnait.Un mélange d’amour malade, de frustration, et de cette peur mue
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