Leurs mots se perdaient dans leurs baisers, leurs baisers se perdaient dans leurs gémissements, leurs gémissements se perdaient dans le bruit de leurs corps qui s’unissaient contre le mur.L’orgasme arriva comme une déflagration. Pas de douceur, pas d’avertissement. Une montée fulgurante, brutale, presque violente, qui les emporta tous les deux en même temps. Elle cria, il grogna, et leurs corps se tendirent ensemble avant de retomber, pantelants, contre le mur du vestibule.Gabriel la soutint quelques instants, puis il glissa doucement au sol, l’entraînant avec lui. Ils se retrouvèrent assis sur le parquet de l’entrée, adossés au mur, leurs vêtements en désordre éparpillés autour d’eux, leurs jambes emmêlées, leurs souffles cherchant leur calme.Le silence retomba. Un silence différent, épais, chargé de l’écho de leur étreinte. Puis Élise éclata de rire. Un rire franc, libérateur, qui montait du ventre et secouait tout son corps.« Quoi ? demanda Gabriel, un sourire flottant sur ses
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