Maëlys La crypte est plongée dans une pénombre solennelle, à peine troublée par la lueur vacillante de centaines de cierges noirs disposés en cercles concentriques autour du catafalque. Leurs flammes dansent lentement, comme hypnotisées par la gravité du moment, et projettent sur les murs de pierre séculaire des ombres mouvantes qui semblent être les fantômes de tous les vampires qui reposent ici depuis des millénaires. L'air est saturé d'encens , de la myrrhe, du benjoin, quelque chose de plus ancien encore, une résine dont j'ignore le nom mais dont le parfum âcre et sucré prend à la gorge et pique les yeux. Je me tiens au premier rang, aux côtés de Draven. Ma robe est noire, sobre, austère , une soie mate qui absorbe la lumière plutôt qu'elle ne la reflète. Pas de bijoux, pas d'apparat. Juste le deuil. Draven, lui, porte son manteau de cérémonie, ce même manteau qu'il portait le jour de mon arrivée au château, mais dépouillé de ses ornements d'apparat. Il est droit, immobile, le
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