IsadoraHadrien m'a fait appeler ce matin. Un domestique est venu frapper à ma porte à l'aube, au moment où les premiers rayons du soleil perçaient à travers les rideaux, m'annonçant que M. Hadrien souhaitait me voir dans la bibliothèque, de toute urgence. J'ai enfilé une robe simple, une robe de coton gris pâle que je portais souvent avant, quand j'étais encore la petite orpheline innocente qui ne savait rien de la noirceur du monde. J'ai relevé mes cheveux en un chignon rapide, sans fard, sans apprêt. Et je suis descendue, le cœur battant, sans savoir à quoi m'attendre.La bibliothèque est baignée de la lumière pâle de l'aube, une lumière grise et froide qui entre par les hautes fenêtres et projette des ombres allongées sur les rayonnages. Hadrien m'attend debout près de la cheminée, les bras croisés, le visage grave. Il n'est pas ivre, pour une fois. Il est sobre, calme, résolu. Il porte une chemise blanche immaculée, un gilet sombre, et ses cheveux no
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