BAISE-MOI 2
Maëva
La serviette frotte ma peau avec une brutalité qui frise l'automutilation. Je frotte, je frotte encore, comme si je pouvais effacer la mémoire de ses mains, de sa bouche, de son corps contre le mien. Mais l'eau a séché, laissant derrière elle une moiteur coupable, une chaleur sourde qui persiste entre mes cuisses, sur ma poitrine, partout où il s'est attardé. La serviette sent le propre, le lavande, mais sous cette fragrance domestique, je crois encore percevoir l'odeur de lui, de nous, un mélange musqué et salé qui colle à mes narines.