La princesse et le parrain
Elle serre un peu plus la robe contre sa poitrine, et je vois ses doigts qui se crispent sur le tissu blanc, et je vois qu'elle frissonne à cause de la brise nocturne, et je résiste à l'envie bestiale de la prendre dans mes bras pour la réchauffer, de la porter jusqu'à sa chambre comme on porte une mariée le soir de ses noces, de la déposer sur son lit et de la border comme on borde un enfant.
— Dors bien, princesse, dis-je, et le mot m'échappe, le mot que je ne voulais pas prononcer parce qu'il révèle tout, qu'il dit tout, qu'il avoue tout.
— Princesse ? répète-t-elle, et je vois la surprise dans ses yeux, et autre chose aussi, quelque chose qui ressemble à du plaisir.
— C'est ce que tu es.
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