Pardonne-Moi (Tome 2)
Vincenzo
L’air de Courchevel était une lame de glace, pure et aiguisée, qui fouettait les cimes des sapins enneigés. Le froid n'était pas une simple sensation, mais une présence palpable, un fardeau cristallin qui pesait sur ma peau et s'infiltrait jusqu'à mes os. Chaque branche, givrée et silencieuse, devenait une sculpture fragile, une dentelle de cristal prête à se briser. Depuis les larges baies vitrées du chalet, le monde s'étirait en un tableau hypnotique de montagnes immaculées, leurs crêtes déchiquetées comme des mâchoires de pierre, immobiles et menaçantes.
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