LOGINPoint de vue externe :Le visage pâle, Liliane regagne la porte munie de ce document qui marque le début d’une alliance.Au pas de la première marche, elle se retourne et son regard croise celui de Robert Dunkan, ce dernier aussi froid, distant qu’imprévisible. Un temps d’arrêt entre les deux se marque. Puis, tout document en main, Liliane se retourne et avance jusqu’à sa voiture.Elle rentre, dépose les documents sur l’autre siège avant et sa main se porte sur la clé qu’elle tourne, puis sur le levier de vitesse. Mais, juste avant de filer, elle pose de nouveau un œil intrigué sur cette fenêtre qui semble pourtant trop libre.Elle se sent observée, peut-être, ou cela est le fruit de son imagination. Néanmoins, elle soupire, reprend sa posture droite et actionne le levier.Effectivement, à quelques mètres de la fenêtre, Robert la voit quitter les lieux à bord de son véhicule ; sa corpulence aussi imposante que sa grande taille lui permet de voir sans trop s’approcher.Soudain, son tél
Liliane se redresse, son expression se ferme, et ses mains jointes au-dessus de ses genoux signalent déjà que c’est une demande un peu trop poussée.Elle soupire puis, sans en faire tout un drame, se relâche et détourne légèrement le regard vers une armoire où sont posés quelques cadres photos.— C’est vous et votre famille, pas vrai ? Et ici, c’est… votre ancienne maison, je suppose…, relève-t-elle avant de revenir vers lui en entrecroisant ses doigts sur ses genoux.— Pourquoi cette question… ? demande Robert sans trop d’intérêt.Liliane s’avance un peu plus vers l’avant et pose ses mains sur la table.— Tout simplement pour vous faire comprendre que je n’ai pas à me mêler de votre vie privée, lance-t-elle sur un ton assez sec.— Puisque nous sommes appelés à coopérer, il est important que je sache dans quoi est-ce que je m’embarque…, poursuit-il sur ce même ton plutôt neutre.Liliane grogne légèrement.— Que disent les résultats ? coupe-t-elle.— Qui êtes-vous, Liliane Aljaz ? Et p
Point de vue externe :Il est 15 h lorsque Liliane, toute en sueur, arrive dans leur grand logis.Sa marche s’écourte finalement à quelques mètres quand elle aperçoit Marlon, assis sur le siège passager avant, échangeant un moment de rire avec sa conductrice dont elle ne parvient pas à voir le visage ; juste une coloration de cheveux blonds, teintés de noir sur les bouts, noués sous forme de queue de cheval, qu’on peut voir se refléter.Quelques instants plus tard, Liliane, impassible, observant avec calme, le voit lui faire un câlin. Puis il finit par sortir, se stationnant immobile, sourire aux lèvres.Il esquisse un signe d’au revoir à son encontre et reste là, debout, à attendre que cette dernière, portant ses lunettes de soleil, s’en aille.Après son départ, Marlon rentre. C’est à cet instant que Liliane, comme si de rien n’était, rentre à son tour, expression neutre sur le visage, et prend le chemin jusqu’aux marches, ignorant la salle juste à côté où celui-ci est très certainem
Je regarde l’heure a la montre comme si c’était la dernière chose qu’il me reste,.. d’ailleurs c’est l’unique option qui me reste actuellement. La soirée est longue, je peine à trouver le sommeil a cote de cet homme qui sous son apparence d’homme amoureux avec sa main qu’il pose sur moi, n’en est clairement pas un.Tout est faux, a-t-il dit. Juste comme ça, toutes ces années envolées. Plus rien d’autre. Juste des mensonges et encore et encore des mensonges.Notre mariage s’est fait en flash certes parce qu’on voulait prouver à mon père que quoiqu’Il se passe il ne nous empêcherait pas de nous unir, argent ou pas, situation convenable ou pas ; mais lorsque je referme mes yeux et je remonte en arrière, je le vois arriver avec le maire, semblable à tous les autres, les documents prêts. Un oui qui paraissait sincère et ce baiser fougueux, plein de tendresse, ces alliances qui scellaient notre union. Tout était faux depuis le début, c’est ça qui est le plus dure. A quel moment s’es
Liliane, les traits du visage affermis, prend place et s’agrippe à son sac à main en mode fière allure, puis elle dit :— Maintenant, dites-moi. Qu’est-ce qui me garantit que vous serez prêt à m’aider ? le questionne-t-elle, le regard légèrement suspicieux.Robert se redresse sur son siège, s’étend vers l’avant à juste quelques mètres de son visage et la fixe intensément.— Vous-même, vous l’avez dit ; c’est mon rival, et quoi de mieux pour en profiter ?Liliane inspire et reste coincée sous ce regard ardent avant de s’en détourner pour le baisser vers son sac qu’elle ouvre.Elle en ressort des documents qu’elle dépose sur la table.— Je m’adresse au conseiller juridique. Regardez ces documents et dites-moi s’il s’agit d’un vrai ou non, et donnez-m’en les preuves. Par la suite, je vous donnerai tous les détails.Ensuite, elle se lève.Robert la suit du regard sans y toucher d’abord.Liliane continue en replaçant son sac sur son bras.— Je reviendrai sous quarante-huit heures à la même
Comparée à cette ville chaude et lumineuse qu’est la ville de Cabrile, dont la fraîcheur dégagée par les plantes et ses grands arbustes procurait une sensation de bon vivre, la ville de Grinouin, voisine de celle-ci, reconnue pour ses zones industrielles, est d’une froideur où prestige et argent vont de pair ; j’y vis à présent, loin de l’ambiance chaleureuse à laquelle mon père nous avait habituées, ma petite sœur et moi. Comme je souhaite y retourner pour y revivre ces souvenirs.C’était la ville des possibilités, c’est ainsi que Marlon l’appelait avec cette hargne de réussir et de clouer le bec à tous ceux qui le croyaient incapable. Il peut à présent s’en réjouir.La veille a été longue pour lui et j’en profite pour continuer...Point de vue externe :La ville de Grinouin vient à peine de s’illuminer sous le son des portes qui s’ouvrent, les voitures qui grondent et les rues bondées de monde, tant des employés qui se dépêchent de regagner au plus vite les rangs pour la nouvelle se







