LOGINIn the glittering shadows of New York’s elite, 22 years old Ava Sinclair is forced into a cold, loveless marriage with 58 years old billionaire industrialist Victor Langford to save her family from ruin. What begins as a transaction becomes a gilded cage of silence and duty. Until Damien Langford Victor’s ruthless, dangerously charismatic son, returns from a self-imposed exile in Europe. Their first meeting ignites with raw hatred and suspicion. But stolen glances turn into electric tension, lingering touches into burning obsession. As forbidden desire spirals out of control, Ava and Damien uncover dark secrets about Victor’s empire: money laundering, corporate assassinations, and a web of powerful enemies who will stop at nothing to bring the Langford dynasty down. Lust, betrayal, and deadly danger collide in a high stakes game where love is the ultimates sin and the only thing worth dying for. In a world of luxury penthouses, private jets, and blood-soaked boardrooms, one wrong move could destroy them all. She married the father. She craved the son. Now both want her and one of them is willing to kill for her.
View MoreJe suffoque.
L'air est glacial, pourtant je transpire. J'ai la gorge sèche, la bouche pâteuse, comme si j'avais hurlé pendant des heures... ou peut-être que je suis encore en train de hurler. J'en sais rien. Mon cœur cogne contre mes côtes comme s'il voulait s'échapper, me fuir. Moi aussi, j'aimerais fuir. Mais je suis coincée ici. Prisonnière de ce putain de souvenir. Tout est noir autour de moi, puis d'un coup, la lumière des phares m'éblouit. Je lève les mains pour me protéger, mais je suis trop lente. Le crissement des pneus déchire le silence de la nuit. Le choc. Le métal qui hurle. Les cris. Les siens. Les miens. Ça va trop vite, et en même temps, chaque seconde dure une éternité. Je sais ce qui va arriver. Je l'ai revu cent fois. Mille fois. Peut-être plus. Chaque nuit depuis dix ans, ce putain de film repasse dans ma tête comme un mauvais DVD rayé. Je pourrais réciter chaque bruit, chaque sensation. Même l'odeur. Celle du sang chaud. Du cuir brûlé. Du feu. Celle de la mort. - Maman...! Ma voix d'enfant résonne dans le vide. Elle n'a que douze ans, cette voix, mais elle porte tout le poids de l'univers. Mes doigts tremblent, crispés sur le siège. J'ai beau essayer, je n'arrive pas à me détacher de cette foutue ceinture. Mes bras sont trop courts, mes gestes trop lents. L'adrénaline me paralyse autant qu'elle me pousse. Je la vois, elle. Ma mère. Sa tête bascule en arrière, ses cheveux collés à son visage ensanglanté. Ses yeux grands ouverts, fixant un plafond qu'elle ne verra plus jamais. Et lui. Mon père. Le visage méconnaissable, coincé entre le volant déformé et le pare-brise explosé. Sa main encore tendue vers moi, comme s'il avait essayé de me protéger jusqu'au bout. Mais il est trop tard. Ça l'a toujours été. Je pleure. Dans le rêve, et dans mon lit aussi. Je le sais. Je le sens. Les larmes coulent sans même que je les ressente, comme si mon corps pleurait à ma place, fatigué de porter tout ça. Je veux me réveiller. Bordel, réveille-toi. Réveille-toi ! Un cri me déchire de l'intérieur. Animal. Brut. Je ne sais même pas s'il sort de ma gorge ou de ma tête. Tout se brouille, les lumières, les bruits, les souvenirs, la douleur. Je veux sortir de cette voiture. Je veux courir. Mais mes jambes sont bloquées. Mon cœur aussi. Et puis, d'un coup, tout s'arrête. Plus de bruit. Plus de lumière. Juste le silence. Et ce froid, ce froid qui me ronge les os. Je rouvre les yeux. Je suis dans mon lit. Encore trempée de sueur, les draps collés à ma peau comme un piège moite. Mon tee-shirt me colle au dos. Ma respiration est saccadée. Le plafond craquelé au-dessus de moi me rappelle que je suis toujours là, dans cette foutue maison délabrée qui pue l'humidité et les rêves pourris. Une des lattes du sommier a encore cédé cette nuit. Ma colonne vertébrale s'en souviendra toute la journée. Je m'assois lentement, les jambes tremblantes, le cœur en vrac. J'ai envie de vomir. Comme à chaque fois. Mais j'en ai plus la force. J'ai l'estomac vide depuis hier matin. Peut-être avant-hier. J'ai arrêté de compter. Ça sert à rien de compter dans une vie où y'a plus rien à attendre. Un bruit étouffé me parvient de la pièce d'à côté. Un grognement. Puis un claquement sec. La porte de la salle de bain ? Un meuble ? J'en sais rien. Je n'ai pas envie de savoir. Pas envie de bouger. Pas envie de voir sa gueule, les yeux injectés, le mascara qui dégouline, la bave blanche au coin des lèvres, et ce sourire vide. Ma tante. C'est comme ça tous les matins. Enfin, ceux où elle est encore en vie quand je me réveille. Je passe mes mains sur mon visage, chasse la sueur, mais je sens encore le sang. Celui du rêve. Celui de mes parents. Il est là, dans ma mémoire, incrusté sous mes ongles, collé à ma peau, à mon âme. J'ai beau frotter, rien n'y fait. Il reste. Il reste toujours. Je pose les pieds sur le sol. Froid. Rugueux. Le lino déchiré laisse apparaître le béton par endroits. Une fissure traverse la pièce comme une cicatrice mal refermée, un peu comme moi. Je passe mes doigts dessus à chaque fois, machinalement, comme si elle allait me raconter un secret. Mais y'a rien. Juste du vide. Ma chambre, si on peut appeler ça une chambre, est minuscule. Un matelas pourri posé sur un sommier bancal, une vieille commode bancale avec deux tiroirs qui ferment plus, une chaise défoncée et un miroir fêlé accroché de travers au mur. C'est tout ce que je possède. Le reste, je le garde en moi. Là où personne ne peut fouiller. Je me traîne jusqu'à la fenêtre. Pas pour admirer le paysage — y'a rien à admirer ici — juste pour fumer une cigarette volée dans le sac de ma tante. Une habitude que j'ai prise à 14 ans, quand j'ai compris que rien dans ce monde ne viendrait me sauver. Le rideau en lambeaux me colle aux bras quand j'ouvre. L'air du dehors est lourd. Il sent le chien mouillé et la pisse. Bienvenue chez moi. Quartier mort, ville morte. Les gens ici ne vivent pas, ils survivent. Comme moi. Comme elle. Enfin, quand elle est pas trop défoncée pour bouger. Je l'entends vomir dans le lavabo. Puis gémir. Puis pleurer. Ça recommence. - Catalina...! La voix de Carmen, ma tante, me glace. C'est pas qu'elle m'appelle, c'est comment elle m'appelle. Le ton. Un mélange de supplication, de colère et de dépendance. Comme si j'étais responsable de sa merde. Comme si j'étais la mère et elle l'enfant. Je souffle un nuage de fumée par la fenêtre et je reste là, immobile. Le mégot entre les doigts, le regard perdu sur les maisons en ruine d'en face. Je pourrais rester comme ça des heures. Oublier. Me figer. Mais je sais qu'elle va débarquer si je viens pas. Alors je me tourne. Je fais ce que je fais tous les jours depuis que j'ai douze ans : j'enfile mon masque. Pas de maquillage. Juste ce regard vide que j'ai appris à maîtriser, cette indifférence feinte qui me protège. J'ouvre la porte. L'odeur me frappe comme un coup de poing. Mélange de pisse, de moisissure, d'alcool bon marché et de poudre. Je retiens mon souffle. Elle est là, à moitié affalée sur le canapé, les cheveux en bataille, un tee-shirt d'homme trop grand qui lui colle à la peau. Elle est pieds nus. Ses jambes maigres sont pleines d'hématomes. Elle a encore dû tomber hier. Ses yeux me fixent, embués, dilatés. Elle tend la main. - T'as pas un peu d'thune...? Juste pour tenir jusqu'à ce soir... je te jure, après j'arrête. Je réponds pas. Elle le sait très bien que j'ai rien. Et même si j'en avais, je lui donnerais pas. J'ai plus envie de l'aider. Plus envie d'être cette gamine naïve qui croyait qu'un peu d'amour suffisait à réparer les gens cassés. Je me contente d'attraper mon sac dans l'entrée. Un vieux truc élimé, rafistolé avec des agrafes. Je m'apprête à sortir, mais sa voix me rattrape. Plus rauque. Plus dure. - Hé... j'ai dit t'as pas un peu d'fric, putain ?! Je me fige. Mon dos se tend. Je serre les poings. J'ai appris à ne pas répondre. Répondre, c'est recevoir une gifle, ou pire. Mais aujourd'hui, je suis fatiguée. Épuisée même. Je me retourne lentement. Mes yeux plongent dans les siens. - Non. Et j'en aurai pas demain non plus. Bouge ton cul et trouve-toi un boulot. Elle rit. Un rire cassé, sans joie. - T'es une petite ingrate... Tu crois que je t'ai élevée pourquoi, hein ? Par charité ? Tu devrais me remercier, bordel ! Je me retiens de hurler. Elle ne m'a pas élevée. Elle m'a ramassée. Comme on ramasse un chien blessé sur le bord de la route, sauf qu'on oublie de le nourrir, qu'on le bat quand il aboie trop fort, et qu'on lui crache dessus quand il tente de s'enfuir. Mais je dis rien. Je claque juste la porte. Je descends les escaliers deux par deux. La rampe est branlante, les murs tagués. On vit dans un immeuble où personne ne dit bonjour, où les voisins détournent les yeux, où les cris sont couverts par le bruit des télévisions. Ici, tout le monde sait. Mais personne ne dit rien. Parce qu'on vit tous un enfer différent. Dehors, il fait encore nuit. Le soleil tarde à se lever. Il sait sûrement qu'il est inutile ici. Je traverse la rue en vitesse, sans même regarder. J'ai pas peur de mourir. J'ai peur de survivre encore. Je m'assois sur un banc rouillé, juste en face du parking désert. C'est là que je viens quand j'en peux plus. Il est moche ce banc, mais il est à moi. Personne ne vient me faire chier ici. Et surtout, c'est là que mes souvenirs se taisent un peu. Je ferme les yeux. Je revois la voiture. Le choc. Le sang. Les cris. Les flammes. Et cette putain de sirène des pompiers. Toujours elle. Toujours au moment où je pense l'oublier. Je sais pas combien de temps je reste là. Peut-être une heure. Peut-être trois. Le froid m'a engourdi les doigts, mais je m'en fous. J'ai même pas envie de bouger. Parce que rentrer, c'est recommencer. C'est se confronter à elle, à l'odeur de poudre et de regret, au plafond moisi, au lit qui grince, à la vie qui pue la fin. Alors je reste. Le banc est dur, inconfortable, mais c'est toujours mieux que ce qu'il y a derrière cette porte. Je m'allume une autre clope, les yeux rivés sur le ciel noir. Il est vide. Pas d'étoiles. Pas même une lune pour faire semblant de veiller sur moi. Y'a juste ce néant au-dessus de ma tête. Et moi, minuscule, perdue dans le creux d'un monde qui m'a recrachée trop tôt, trop violemment. J'essaie de penser à autre chose. Mais mes pensées me ramènent toujours au même point. Le sang. Le feu. Le cri. Et l'absence. Y'a des jours où j'me dis que j'aurais dû mourir avec eux. Que ça aurait été plus simple. Plus juste. J'étais là. J'étais dans cette foutue voiture. Pourquoi j'ai survécu ? Pourquoi moi ? Pourquoi pour ça ? Pour me faire trimballer de foyer en foyer comme un sac trop lourd ? Pour me faire traiter comme une erreur qu'on peut revendre, frapper, ignorer ? Pour finir ici, à supplier des inconnus pour un job de merde, un peu de respect ou un sandwich ? Je tire sur ma cigarette jusqu'à ce que le bout me brûle les doigts. Même ça, j'ai pas la force de le jeter. Je laisse juste la douleur me rappeler que je suis encore en vie. Que je suis toujours là. Malgré tout. Les premières lueurs de l'aube pointent à peine, mais je les ressens dans ma peau, dans mes os. Cette lumière fade qui s'étale sur les murs sales, qui dévoile la misère qu'on préfère ignorer la nuit. Le jour, ici, c'est pas une promesse. C'est une punition. Un chat famélique traverse la rue en boitant. Il me regarde. Moi aussi je le regarde. On est pareils, lui et moi. Mêmes cernes, même solitude, même instinct de survie. Je pourrais presque lui parler. Mais j'ai plus la force de sortir un mot. Je me recroqueville sur moi-même. Les bras croisés sur la poitrine, les genoux remontés contre mon ventre. Comme si je voulais redevenir petite. Me replier dans un endroit où le monde peut plus me toucher. Mais y'a plus de refuge. Juste moi. Et ce vide. J'ai pas sommeil. Le cauchemar m'a lessivée, mais le sommeil viendra pas. Il vient plus depuis longtemps. Pas comme avant. Pas en paix. Alors je ferme les yeux, sans chercher à m'endormir. Et j'attends que le jour me brûle.The rain came down in sheets over Montmartre and I knew we were chasing more than just a name.I pulled my coat tighter around me as Damien and I hurried down the narrow cobblestone street. Water soaked through my shoes but I kept moving. Paris at night felt alive and dangerous all at once with the fog rolling in thick and the lights from little cafes cutting through the mist. We had landed only hours ago and already we were on the hunt for Charlotte Vance. The artist who might be Victor’s secret daughter. The half sister we never knew existed.Damien kept close his shoulder brushing mine. “The gallery owner said she works late most nights. This should be the place. You ready for this?”I nodded gripping his arm. “Ready as I will ever be. What do we even say to her? Hey your dad was a monster who hid you from the world and now his old business partners want to use you like a chess piece?”He let out a short laug
The private jet engines roared to life and I gripped Damien’s hand so tight my knuckles turned white knowing we were leaving our baby girl behind in a city full of enemies.I sat across from Damien in the leather seats of the jet our knees almost touching in the small cabin. The city lights of New York faded below us as we climbed into the night sky. Maya was safe back in the penthouse with layers of security we trusted with our lives but every mile we flew away from her felt like a knife in my chest. I had kissed her sleeping face a hundred times before we left whispering promises I hoped I could keep. Now the plane carried us toward Paris and the truth about Victor’s secret daughter. We had to find her before Julian used her to tear everything apart.Damien leaned forward his eyes locked on mine. “You okay love? We can still turn back if this feels wrong.”I shook my head swallowing the lump in my throat. “No. We hav
The private meeting room felt smaller than it should have as I slid the thick folder across the table toward Julian De Witt and watched his aristocratic face for any sign of fear that never came.I had chosen this neutral location carefully a quiet suite in a midtown hotel far from the penthouse and the prying eyes of the press. Maya was safe at home with Damien and our most trusted team. I had come alone because this confrontation needed to be mine. The evidence from the foundation’s audit burned in the folder like live coals. Months of forensic work had uncovered the De Witt family’s dark pipeline of art forgery and cultural theft. I was ready to use it. Ready to force Julian to back down from his family’s claim on my daughter. But the moment I sat across from him I knew this meeting would not go as I had planned.Julian leaned back in his chair his posture relaxed and elegant in his tailored suit. His cold blue eyes met mine with poli
The weight of the latest De Witt threat pressed on me like a stone and I decided right then that I would no longer sit quietly while strangers tried to claim pieces of my daughter’s future.I stood in the study of the penthouse with Maya playing at my feet stacking colorful blocks with focused determination. At two years old she had become a whirlwind of energy and curiosity filling our days with laughter and small discoveries. But the threats from across the Atlantic never fully left my mind. Julian’s visit and the Swiss contract had shown us how deep the De Witt family’s reach extended. They wanted influence over Maya. They wanted a claim on the bloodline. I refused to be a passive pawn waiting for lawyers and Damien to handle everything. As head of the Maya Foundation I had resources and authority. It was time to use them.I kissed the top of Maya’s head and called for the nanny to watch her for a while. Then I sat at the large
The cold wind whipped across the private airport hangar and I watched from the shadows as the man who once pretended to be our savior stood broken before Damien with nowhere left to run.I held Maya close against my chest in the armored SUV parked just outside the hangar ligh
The encrypted file from our contact arrived in the middle of the night and the name that appeared on the screen sent ice through my veins.I was sitting in the study with Maya sleeping peacefully in the carrier against my chest when the alert came through. The transaction dat
The thick legal folder slipped from my hands and scattered across the study floor when I realized I had found the one thing that could finally make Victor pay from beyond the grave.I dropped to my knees right there on the cool marble gathering the papers with shaking fingers. Maya slept p
Maya’s cry cut through the quiet penthouse like a knife and I knew in my bones that the stress of this endless war had finally reached our daughter.I bolted upright from the couch where I had been resting with her against my chest. Her small body felt unnaturally hot even through her ligh












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