تسجيل الدخولIl était presque 1h du matin quand la porte s'ouvre. C'était Alexandre il alla directement prendre une douche. Léa entendit l’eau couler pendant de longues minutes. Quand il revint, il était complètement nu. Il se glissa dans le lit à côté d’elle.
C’est alors qu’il remarqua qu’elle portait un pyjama. Ce qu’il détestait par-dessus tout. D’un geste brutal, il attrapa une pleine poignée de ses cheveux et la tira violemment pour la forcer à s’asseoir. Un cri de douleur aigu traversa les lèvres de Léa. — Plus jamais tu ne dors avec des vêtements, tu m’entends ? grogna-t-il, les dents serrées, la rage à peine contenue dans sa voix. — Oui… répondit Léa avec difficulté, la gorge serrée par la peur. Il la lâcha. Elle se leva aussitôt, le corps tremblant, et enleva son pyjama avec des gestes mécaniques et rapides. Une fois nue, elle se recoucha. Alexandre l’attira immédiatement contre lui, collant son corps chaud au sien. Une de ses mains se posa fermement sur l’un de ses seins, le tenant comme une possession. Il ne fit rien d’autre. Pas de caresse brutale, pas de doigts entre ses jambes, pas de pénétration. Juste cette emprise possessive. Léa ne savait pas s’il dormait ou s’il restait éveillé à savourer sa peur. Elle n’eut pas le temps de se poser plus de questions : l’épuisement l’emporta et elle sombra dans un sommeil lourd, sans rêves. Alexandre, lui, sourit dans le noir. Le lendemain matin, Léa se réveilla seule dans le lit. Personne à côté d’elle. Un bref soulagement l’envahit. Soulagée qu’il ne lui ait rien fait cette nuit, et soulagée de ne pas avoir à affronter son regard dès le réveil. Elle prit une longue douche, laissant l’eau chaude couler sur son corps endolori. Puis elle attendit, assise sur le lit, l’esprit vide. Quelques minutes plus tard, on frappa à la porte. C’était la domestique de la veille. — Bonjour, madame. Monsieur est parti au bureau. Il m’a demandé de vous dire de bien manger et qu’il reviendra dans l’après-midi. Léa hocha la tête avec un sourire forcé. — Hmmm. La domestique, avec un petit air admiratif, ajouta : — Monsieur est vraiment aimant. Il pense à vous même quand il est très occupé. Léa la regarda fixement, un éclat sombre dans les yeux. — Tu le veux ? La domestique devint rouge et bafouilla avec une pointe de panique dans les yeux : — Oh non, madame Voss ! Ce n’est pas ce que je voulais insinuer ! Elle quitta la chambre précipitamment, visiblement mal à l’aise. Léa resta seule, amère. Elle ne comprenait toujours pas comment des femmes pouvaient fantasmer sur un homme comme Alexandre. Pour elle, c’était le pire spécimen qui puisse exister : un monstre charmant, calculateur et cruel. Puisqu’il n’était pas là, elle décida de descendre. Pour une fois, elle pourrait peut-être respirer un peu. On lui avait déjà préparé un petit déjeuner copieux dans la salle à manger. Elle s’installa et commença à manger sans appétit. Soudain, le téléphone fixe de la maison sonna. Léa fit comme si elle n’avait rien entendu, espérant qu’un domestique décroche à sa place. Par chance, une employée répondit et s’approcha d’elle avec le combiné. — Madame, c’est votre père à l’appareil. Léa se détendit légèrement et prit le téléphone. — Allô ? — Oui, Léa. Je t’appelle pour l’anniversaire de ta sœur. — Ah… — Comment ça “Ah” ? répéta son père, agacé. — Pardon, c’est sorti tout seul. Son père soupira bruyamment. — Humm… On dirait que ton mari te gâte trop. Je vais lui en toucher trois mots pour qu’il ne te donne pas trop de liberté. Léa ne répondit pas. Elle n’en eut pas le temps : son père avait déjà raccroché. Le combiné glissa de ses mains. Les larmes montèrent instantanément. Elle se leva, monta les escaliers en courant presque et se jeta sur le lit de la chambre d’amis. Les sanglots la secouèrent violemment. Son propre père, celui qui l’avait vendue à Alexandre pour préserver le standing familial, continuait à la traiter comme une marchandise. Elle pleura longtemps, le visage enfoui dans l’oreiller. Personne ne venait la sauver. Ni Théo, ni Sarah, ni même sa propre famille. Elle était seule avec ce monstre. Et ce soir, il rentrerait.Léa était toujours allongée sur le dos, les jambes légèrement écartées, attendant sa sentence. Elle ferma les yeux et se répéta intérieurement que ça allait passer. Que tout finissait toujours par passer. Même la douleur. Même l’humiliation. Même lui. Alexandre, lui, l’observait en silence depuis plusieurs secondes. Peut-être même une minute entière. Son regard parcourait chaque centimètre de son corps nu, comme s’il évaluait une possession qu’on avait osé toucher. Puis, lentement, il se déshabilla. Chemise, pantalon, sous-vêtements. Il se retrouva complètement nu. Il s’avança vers le lit et se plaça au-dessus d’elle, soutenu par ses avant-bras. Son corps chaud et lourd la surplombait. Il toucha d’abord son visage, du bout des doigts, puis descendit le long de son cou, s’attarda sur la base de sa gorge, avant de glisser vers ses seins. Il les caressa avec une lenteur calculée. Léa sentit immédiatement qu’il avait déjà une nouvelle érection. Dure. Chaude. Pressée contre sa cuisse.
Arrivés à la villa, Alexandre ne dit pas un mot. Il descendit de la voiture le premier et partit directement dans son bureau, claquant presque la porte derrière lui. Léa resta un instant immobile dans le grand hall, les bras le long du corps. Peut-être était-il en train d’appeler ses hommes pour couper définitivement toute collaboration avec la famille Moreau. Peut-être donnait-il des ordres pour que l’entreprise de Benjamin s’effondre encore plus vite. Elle ne le saurait jamais. Et de toute façon, ce n’était plus son problème. Son seul problème, maintenant, c’était lui. Elle monta les escaliers comme une condamnée. Chaque marche semblait plus lourde que la précédente. Dans la chambre, elle enleva la robe rouge d’un geste mécanique. Le tissu tomba au sol dans un froissement discret. Elle se débarrassa aussi des restes du collier brisé qu’elle avait gardés serrés dans sa main pendant tout le trajet. Puis elle entra sous la douche. L’eau chaude coula longtemps sur son corps. Elle rest
Ils ne rentrèrent pas tout de suite. Alexandre voulait régler ce problème avec le plus grand soin… et le plus grand des sadismes. Il se tourna d’abord vers Léa. D’un geste presque tendre, il essuya ses larmes avec son pouce, puis lui demanda d’une voix calme, presque douce : — Qui a cassé le collier ? — C’EST ELLE ! cria immédiatement Lia en pointant sa sœur du doigt, le visage encore rouge de colère et de jalousie. Alexandre tourna lentement la tête vers elle. Son regard était glacial, parfaitement contrôlé. Il prit son temps avant de parler, laissant le silence s’installer lourdement dans la pièce maintenant vide. — Tu veux me dire que le collier que j’ai moi-même passé autour de son cou… elle l’a tiré… et qu’il s’est cassé en deux ? Sa voix était posée, presque polie. Mais personne n’était dupe. Benjamin était déjà en sueur. Il avait vu la scène en sortant du bureau. Il savait qu’il avait déjà offensé Alexandre plus tôt. Maintenant, c’était sa fille qui s’en prenait directe
Derrière Lia se tenaient deux de ses amies, Sasha et Amanda. Des larbins. Des hyènes, se dit Léa en les voyant ricaner déjà. Elle se redressa pour être à leur hauteur. Lia s’avança et, sans aucune retenue, posa ses doigts sur le collier rouge de Léa. — Hann ! Ce n’est pas le collier de ce créateur de bijoux-là ? s’exclama Sasha, les yeux écarquillés. — Oui, confirma Amanda. — Il n’existe qu’un seul exemplaire au monde… et ça vaut presque deux milliards », continua Sasha, la voix pleine d’envie. Lia ne réfléchit pas une seconde. — Donne-le-moi. D’un geste brusque, elle arracha le collier du cou de Léa. Un cri étouffé traversa la salle. Lia sourit comme si elle venait de gagner le jackpot. Elle regarda les pierres rouges avec admiration, puis enfila le collier autour de son propre cou. Les yeux de Léa s’écarquillèrent d’horreur. Alexandre venait à peine de le lui mettre. « Donner » était un bien grand mot quand on connaissait Alexandre Voss. Elle tenta de récupérer le bijou, ma
Comme Alexandre l’avait prévu, dès qu’ils franchirent la porte de la grande maison, tous les regards se braquèrent sur eux. Les conversations s’arrêtèrent net. Les flashs des appareils photo crépitèrent immédiatement. La robe rouge de Léa et le collier de pierres rouges attiraient la lumière comme un aimant. Alexandre, quant à lui, avançait avec l’aisance naturelle de celui qui sait qu’il est le centre de l’attention. Dans un coin du grand salon, Léa aperçut Lia. Sa sœur avait les dents serrées si fort qu’une veine se dessinait clairement sur son front. Ses yeux lançaient des éclairs de pure jalousie. Léa faillit rire. Pendant une fraction de seconde, elle savoura cette petite victoire. Mais l’ombre de son père vint lui barrer la vue. Benjamin Moreau s’avança vers eux, le sourire collé au visage. Il tendit la main à Alexandre. Celui-ci l’ignora complètement. Il ne regarda même pas la main tendue. Un silence gênant s’installa. Benjamin fut obligé de transformer son geste en une sorte
Dans la voiture, le silence s’installa dès que le chauffeur démarra. Léa regardait par la vitre teintée, la robe rouge moulante collée à sa peau, le décolleté trop profond lui donnant l’impression d’être exposée. Alexandre, assis à côté d’elle, semblait parfaitement détendu. Il sortit une petite boîte noire de la poche intérieure de sa veste. Une boîte à bijoux. Il l’ouvrit lentement. Un sourire satisfait étira ses lèvres. À l’intérieur reposait un magnifique collier. Les pierres brillaient comme des diamants, mais elles étaient d’un rouge profond, intense, presque sanglant. Un bijou d’une valeur que Léa n’osait même pas imaginer. Alexandre le sortit avec précaution et s’approcha pour le lui passer autour du cou. Léa recula instinctivement. — C’est trop cher… je… je peux pas le porter, dit-elle rapidement, la voix un peu trop aiguë. Alexandre fronça les sourcils. Son regard se durcit légèrement, mais sa voix resta calme lorsqu’il lui passa le collier malgré sa protestation. — Tu







