Chapitre 99 Aelys L'aube arrive. Le ciel est gris, lavé, sans couleur. Un gris perle, presque blanc, presque argent. Les nuages sont bas, immobiles, ils semblent peser sur la ville, sur les toits, sur les lanternes. Les lanternes s'éteignent une à une, leurs flammes vacillent, résistent, puis disparaissent. Les fils noirs se balancent doucement dans l'air calme. La ville s'éveille lentement. Des bruits de voitures, de klaxons, de voix. Des portes qui claquent, des moteurs qui grondent, des freins qui crissent. Des oiseaux chantent sur les toits, des moineaux, des corbeaux, leurs cris aigus déchirent l'air frais. Le vent souffle, léger, chargé d'odeurs urbaines, d'essence, de bitume, de pain frais. Je suis debout devant la fenêtre de ma chambre. Soren dans mes bras. Il est réveillé, lui aussi
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