Leur relation avait commencé comme un incendie. Tout de suite, sans préliminaires, sans prudence. Ils s’étaient aimés avec une violence qui ressemblait à de la passion et qui n’était peut-être que de la dépendance mutuelle. Andréa était jalouse, possessive, excessive. Elle téléphonait dix fois par jour, débarquait à l’improviste, fouillait dans son téléphone, lui faisait des scènes terribles suivies de réconciliations brûlantes. Markis, qui passait sa vie à contrôler ses émotions, trouvait dans cette relation un exutoire étrange, une soupape. Avec elle, il n’avait pas besoin de jouer la comédie. Elle le connaissait. Elle le prenait tel qu’il était, avec ses failles, ses mensonges, ses ambitions dévorantes. Mais il ne l’aimait pas. Pas vraiment. Pas comme elle l’aimait. Il tenait à elle, c’est vrai. Il tenait à leurs nuits, à leurs disputes, à leurs réconciliations, à cette façon qu’elle avait de le regarder comme s’il était le seul homme sur terre. Mais il ne l’aimait pas. Il ne sava
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