로그인Compilation d'histoires érotiques féminines pour les femmes , ceci est pour un public averti : Sous sa peau Maya, ruinée, signe un contrat d’obéissance absolue avec Victoria Kane, magnat du luxe aussi froide qu’envoûtante. Mais très vite, une troisième femme s’invite : Léa, ancienne protégée de Victoria, jalouse et affamée de revanche. Léa veut reconquérir Victoria… ou détruire Maya. S'ensuit un jeu de manipulation, de sexe triangulaire, de larmes et de corps partagés. Entre la maîtresse qui ne sait plus qui elle désire, l’esclave qui tombe amoureuse et la rivale qui attise les flammes, chaque orgasme devient une arme. Mais à la fin, c’est le cœur qui dicte sa loi.
더 보기Maya
Je regarde mes comptes pour la dixième fois aujourd'hui, et le chiffre rouge ne change pas, il tourne dans ma tête comme un couteau qu'on retourne dans une plaie qui ne veut pas cicatriser, et je sais que je suis au bord du gouffre parce que le loyer est impayé depuis deux mois, le prêt étudiant réclame huit mille euros que je n'ai pas, et la facture d'hôpital pour ma mère dépasse tout ce que je pourrais gagner en deux ans à la librairie.
Ma mère est malade, pas d'un petit rhume ou d'une grippe passagère mais de quelque chose de sérieux, un nom qui s'écrit en lettres majuscules sur les formulaires et qui dévore les corps de l'intérieur, et son médecin a prononcé le mot « pronostic » hier dans son cabinet aux murs beiges, mais je ne l'ai pas vraiment écouté parce que derrière ce mot il y avait un chiffre, le coût des soins, le coût de la vie, le coût de l'espoir, et je n'ai pas cet argent, je n'aurai jamais cet argent.
Je travaille à la librairie depuis trois ans à ranger des livres que je ne peux plus m'offrir et à sourire aux clients qui achètent des romans à vingt-cinq euros pendant que moi je compte mes centimes pour un paquet de pâtes, alors quand je gagne douze cents euros par mois et que je vis dans un studio de quinze mètres carrés avec une vitre fissurée et des voisins qui crient jusqu'à deux heures du matin, je me demande parfois pourquoi je me lève le matin.
Mon père est parti il y a dix ans avec une valise et un « je reviens » qu'il n'a jamais honoré, alors je ne l'attends plus, j'attends autre chose, un miracle, une loterie, un miracle de loterie, et c'est peut-être pour ça que je n'ai pas fermé l'annonce tout de suite quand je l'ai vue sur ce site que je n'aurais jamais dû ouvrir.
C'était un site pour femmes fortunées cherchant des « compagnes dévouées », une sorte d'eucharistie de la misère où les riches viennent acheter du corps, du silence, de la disponibilité, et j'avais ri jaune en voyant ça parce que c'était trop absurde, moi Maya vingt-trois ans jamais prise un verre dans un bar chic jamais mise les pieds dans un endroit où l'on sert du champagne à la coupe, et voilà que je lisais une annonce pour devenir l'esclave consentante d'une femme d'affaires.
Mais j'ai relu, parce que le salaire était de dix mille euros par mois avec logement, nourriture et soins médicaux couverts pour un contrat d'un an renouvelable, et dix mille euros c'est plus que ce que je gagne en huit mois, c'est la vie de ma mère, c'est sa chimiothérapie, c'est ses médicaments, c'est la différence entre « on continue les soins » et « on arrête tout ».
Alors je me suis assise sur mon lit défoncé, celui dont les ressorts me rentrent dans le dos chaque nuit, et j'ai postulé en écrivant mon nom, mon âge, ma détresse, et j'ai envoyé avant de pouvoir réfléchir, avant de pouvoir avoir peur, avant de pouvoir reculer.
Et aujourd'hui, je suis dans un bureau qui sent le cuir et l'argent, pas le cuir des canapés de grand-mère mais le cuir neuf et rigide qui coûte plus cher que ma vie entière, et Victoria Kane est assise derrière un bureau en acajou si large qu'on dirait une scène de théâtre, elle est belle comme une lame, belle comme quelque chose qui peut vous trancher la gorge avant que vous ayez eu le temps de crier, avec ses cheveux bruns tirés en arrière, sa mâchoire ciselée, et ses yeux gris clair qui ne clignent presque jamais.
— Asseyez-vous, Maya, dit-elle d'une voix basse et calme, sans me demander si je veux boire quelque chose, sans me dire de m'installer confortablement, elle dit « asseyez-vous » comme on dit « taisez-vous », alors je m'assois et mes mains tremblent sur mes cuisses, je les cache sous la table mais je sais qu'elle a vu.
Victoria ouvre un dossier, elle porte un tailleur noir avec une chemise blanche et pas de bijoux, rien qui cliquette, rien qui brille, seulement ses yeux, et elle dit , Je vais être directe, votre situation financière est désastreuse, votre mère est à l'hôpital, vous avez abandonné vos études par manque d'argent, vous travaillez dans une librairie qui vous paie au lance-pierre, est-ce exact ?
— Oui, dis-je, et ma voix est à peine un souffle, je sens mes mots flotter dans l'air comme des feuilles mortes.
— Vous êtes vierge ? demande-t-elle, et la question tombe comme une gifle, je sens mes joues s'embraser, ma nuque chauffer, et je veux disparaître mais elle me regarde sans ciller, ses yeux gris fixés sur les miens comme des lames de scalpel.
— Je… ce n'est pas… essayé-je de dire.
— Répondez par oui ou par non, coupe-t-elle, c'est une question contractuelle, il n'y a pas de place pour les hésitations ou les circonvolutions, juste la vérité brute.
Je déglutis, ma gorge est sèche comme du papier froissé, et je réponds :
— Non.
— Bien, dit-elle, vous avez déjà eu des relations sexuelles avec des femmes ?
— Non plus, dis-je, et je sens que je devrais avoir honte mais l'honte est un luxe que je n'ai plus les moyens de m'offrir, alors je reste droite, je soutiens son regard, je ne flanche pas.
Victoria incline légèrement la tête, un mouvement minuscule, presque imperceptible, comme si elle écoutait une musique que je ne peux pas entendre, puis elle note quelque chose sur une feuille avec un stylo dont la mine ne grince même pas, et elle dit , J'aime l'inexpérience, cela ne veut pas dire que vous êtes innocente, Maya, mais cela signifie que vous êtes malléable, et c'est une qualité, une vraie qualité, dans le cadre de ce contrat.
— Une qualité ? dis-je, et ma voix est plus ironique que je ne le voudrais, mais elle ne relève pas.
— Dans le cadre de ce contrat, oui, répète-t-elle comme si elle n'avait pas entendu l'ironie.
Elle me tend un document de dix pages, les mots dansent devant mes yeux parce que je suis trop tendue pour lire, trop terrifiée pour comprendre, trop vide pour penser, alors elle résume d'une voix plate et définitive , Vous vivrez chez moi, vous serez disponible à toute heure du jour et de la nuit, vous exécuterez mes ordres sans discussion, vous ne toucherez à rien sans ma permission, vous ne parlerez de rien à personne, et vous m'offrirez votre corps quand je le demanderai, de la manière dont je le demanderai.
— Comme une esclave, dis-je, et ma voix est plus ferme que je ne l'aurais cru, plus ferme que tout ce que j'ai senti depuis des mois.
Victoria me regarde vraiment pour la première fois, ses yeux ne sont plus froids mais curieux, presque chauds, presque humains, et elle dit — Comme une esclave consentante, c'est très différent, Maya, la différence est dans le consentement, dans la signature, dans le choix que vous faites aujourd'hui.
— Et si je refuse ? demandé-je, et ma voix tremble un peu sur le mot « refuse », comme si mon corps savait quelque chose que ma tête refuse encore d'entendre.
— Vous retournez dans votre studio insalubre, répond-elle sans hésiter, sans un battement de cils, vous perdez votre mère dans six mois, et vous finissez caissière dans un supermarché à dire « bonjour » et « au revoir » à des gens qui ne vous regarderont jamais, je ne dis pas ça pour être cruelle, je dis ça parce que c'est la vérité, et la vérité est parfois plus dure que n'importe quel contrat.
Elle pose le stylo sur la table, le bruit fait un petit clic sec qui résonne dans le silence comme un coup de feu, et elle dit , Alors, Maya, voulez-vous signer ?
Je prends le stylo, mes doigts glissent sur le métal froid, et je pense à dix mille euros, à ma mère, à un toit, à elle, à Victoria Kane, cette femme qui me regarde comme si elle lisait chaque peur écrite sur ma peau, chaque cicatrice, chaque nuit blanche, et je dis :
— Oui.
Ma voix ne tremble pas, c'est la seule chose qui ne tremble pas en moi, le reste n'est que chaos et terreur et un curieux espoir qui ressemble à de la folie.
MayaTrois jours ont passé depuis la signature du nouveau contrat. Trois jours étranges, suspendus, où Victoria et moi avons cohabité avec une maladresse presque touchante. Nous ne savons plus très bien comment nous comporter l'une avec l'autre. Le cadre rigide a volé en éclats, et nous tâtonnons dans les ruines, cherchant une nouvelle façon d'être ensemble. Victoria est plus douce, plus hésitante. Je suis plus audacieuse, plus confiante. Et entre nous flotte cette question que ni l'une ni l'autre n'osons formuler : et maintenant, on fait quoi ?Ce soir, Léa est revenue.Je ne m'y attendais pas. Victoria non plus, apparemment. La sonnette a retenti à vingt heures, et quand j'ai ouvert la porte, Léa était là, debout sous la pluie de novembre, vêtue d'un trench-coat rouge vif, ses cheveux bouclés trempés, ses yeux verts brillant d
MayaLe bureau de Victoria est baigné de la lumière grise de novembre, une lumière pâle et froide qui traverse les stores vénitiens et dessine des zébrures sur la table en verre. Je suis assise face à elle, les mains croisées sur mes genoux, le dos droit, le collier d'acier autour du cou. Victoria est vêtue d'un tailleur anthracite, ses cheveux noirs tirés en chignon, ses yeux gris fixés sur le document qu'elle vient de poser entre nous. Un nouveau contrat. Un contrat révisé, amendé, corrigé. Un contrat qu'elle me demande de signer après des heures de discussion, après les larmes, après les confessions, après cette nuit étrange où elle m'a tenue dans ses bras sans rien exiger.— J'ai modifié plusieurs clauses, dit-elle de sa voix professionnelle, celle qu'elle utilise pour les réunions d'affaires, pas
Maya Le premier jour sans sa voix, je crois devenir folle. Victoria ne me parle plus. Elle ne me regarde plus. Elle passe devant moi sans me voir, comme si j'étais devenue invisible, comme si j'étais un fantôme dans sa maison blanche. Je suis toujours là, toujours à genoux quand elle entre dans une pièce, toujours prête à obéir à ses ordres, mais les ordres ne viennent plus. Rien ne vient plus. Juste le silence, un silence immense, oppressant, qui emplit la maison comme de l'eau glacée. Je continue à faire ce que je dois faire. Je prépare le café le matin, je mets la table, je nettoie la cuisine. Mais Victoria ne boit pas le café que je lui prépare, elle ne mange pas à la table que je dresse, elle ignore systématiquement tout ce que je fais pour elle. Je ne suis plus sa chose, je ne suis plus rien, je suis un meuble, un objet inutile, une présence encombrante. Le premier soir, j
Maya Le lendemain, Léa n'est pas partie. Je la retrouve dans le jardin intérieur, assise sur un banc de pierre, les yeux perdus dans le feuillage des arbres nus. Elle porte une robe rouge aujourd'hui, un rouge vif, presque criard, et ses cheveux bouclés sont lâchés sur ses épaules. Elle n'a pas l'air d'une femme qui va prendre l'avion. Elle a l'air d'une femme qui attend quelque chose. Ou quelqu'un. — Mon vol a été annulé, dit-elle sans se retourner en m'entendant approcher. Grève des contrôleurs aériens. Je suis coincée ici jusqu'à demain. Victoria m'a proposé de rester encore une nuit. — Où est Victoria ? dis-je en m'asseyant à côté d'elle sur le banc. — Partie travailler. Elle a une réunion importante, à ce qu'elle dit. Je crois qu'elle voulait juste s'éloigner de nous. De toi et moi. De la situation. Le silence s'installe entre nous, un silence différent de ceux que j'ai con


















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