POSITON, NUITLa villa était calme à leur retour du dîner.Ils avaient mangé dans un petit restaurant à mi-chemin du sentier côtier, un endroit sans carte et dont le propriétaire avait choisi le menu en fonction des produits de la mer arrivés le matin même. Le repas avait été extraordinaire, comme le sont toujours les plats simples préparés avec une attention toute particulière.Ils étaient rentrés lentement.Le village était baigné d'une douce lumière contrastant avec l'obscurité. La mer, invisible en contrebas, était pourtant audible, une présence sourde et constante qui imprégnait tout.Les talons d'Isabella avaient glissé en descendant, et elle les tenait à la main, les pieds nus sur la pierre chaude.Étienne marchait à ses côtés, sa veste sur le bras, les poignets retroussés.Ils parlèrent peu sur le chemin du retour.Ils avaient bavardé pendant le dîner, de ces conversations qui passaient sans effort des grands sujets aux petits. Des jumeaux. De l'offre de Genève. La question de
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