Elle hoche la tête, elle se blottit contre moi, et je sens les larmes qui coulent sur sa joue, qui mouillent ma chemise, qui tracent des sillons brûlants sur ma peau. Et moi, je la tiens, je la serre, je lui caresse les cheveux, en murmurant des mots que je ne comprends pas, des mots qui viennent du plus profond de mon âme, des mots qui sont tout ce que je peux lui offrir. La nuit s'écoule ainsi, interminable et pourtant trop courte. Nous veillons ensemble, côte à côte, main dans la main, les yeux fixés sur la couveuse où notre fils lutte silencieusement. Les bips des moniteurs rythment notre attente, les pas étouffés des infirmières ponctuent notre angoisse, les minutes s'égrènent avec une lenteur insupportable. Et à l'aube, alors que les premières lueurs du jour percent à travers les stores des fenêtres, quelque chose change. Les moniteurs ralentissent, les alarmes se taisent, le visage de notre fils se colore légèrement, d'un rose plus vif, plu
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