Calista La maison est silencieuse, enveloppée dans la douceur ouatée de la nuit. Alessandro dort dans sa chambre, Rosa veille sur lui, les moniteurs babillent doucement leurs rassurants bip-bip. Et nous, Valerio et moi, nous sommes enfin seuls pour la première fois depuis des semaines, depuis des mois, depuis une éternité. Nous sommes dans notre chambre, debout face à la fenêtre ouverte, à regarder les lumières de la ville qui scintillent dans l'obscurité. L'air est doux, chargé des parfums du jardin — le jasmin, le citronnier, la lavande. Tout est calme, tout est paisible, tout est comme suspendu dans un équilibre fragile et précieux. Valerio se tourne vers moi, il me regarde, il me dévisage. Ses yeux noirs, ces yeux que j'aime depuis le premier regard, brillent d'une lueur intense, d'une émotion qu'il ne cherche plus à cacher. Il lève une main, il effleure ma joue, il suit la courbe de ma mâchoire, il descend le long de
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