Beranda / Romance / BAISE-MOI 4 / Chapitre 4 : Le lendemain des cendres

Share

Chapitre 4 : Le lendemain des cendres

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-07-24 03:32:06

Camille

Le lendemain matin, je descends l'escalier comme on marche à l'échafaud. Chaque marche est une épreuve. Chaque pas me rapproche du moment où je vais devoir affronter son regard. Le sien. Celui de Vincent. Celui qui m'a vue la main entre les cuisses, en train de me toucher en le regardant baiser une autre femme.

La cuisine baigne dans la lumière pâle du petit matin. Un rayon de soleil traverse la fenêtre et dessine des motifs poussiéreux sur le carrelage. Ludivine est déjà là, fraîche et souriante, en train de préparer le petit-déjeuner. Ses cheveux blonds sont attachés en une queue-de-cheval haute qui balance quand elle se déplace. Elle fredonne une chanson que je ne connais pas. Elle a l'air heureuse. Épanouie. Repue. Je vois son cou, et j'aperçois une marque rouge, une succion, juste sous l'oreille. Une trace de la nuit dernière. Mon ventre se serre.

— Bonjour ! lance-t-elle en me voyant. Bien dormi ?

Je mens. Évidemment. Je prends une tasse, me sers un café que je n'ai pas envie de boire. Mes doigts tremblent légèrement. Je m'assois à table, le plus loin possible de la place où il va s'asseoir. Je fixe le bois de la table comme si c'était la chose la plus fascinante du monde. Mais dans ma tête, les images de la nuit défilent en boucle. Sa queue. Ses fesses musclées. Son cri rauque quand il a joui. Son regard quand il m'a vue.

Des pas dans l'escalier : lourds , réguliers , mon cœur s'accélère, ma respiration se bloque. Vincent apparaît dans l'encadrement de la porte. Il porte un jean propre et un tee-shirt gris qui moule ses épaules, ses pectoraux, ses abdos que j'ai vus se contracter la nuit dernière. Ses cheveux sont encore humides de la douche. Une goutte d'eau coule le long de sa tempe. Il ne me regarde pas tout de suite. Il va vers la cafetière, se sert, boit une gorgée. Puis il s'assied en face de moi.

Et il me regarde.

Ce n'est pas un regard ordinaire. C'est un regard qui pèse, qui sonde, qui fouille. Ses yeux noirs plongent dans les miens avec une intensité qui me donne envie de disparaître sous la table. Je baisse la tête, et je me déteste de le faire. Pourquoi est-ce que je baisse la tête ? Pourquoi est-ce que je lui donne ce pouvoir ? Mais je sais pourquoi. Parce qu'il m'a vue. Parce qu'il sait. Parce que maintenant, il a une arme contre moi.

— T'as mal dormi ? demande-t-il.

Sa voix est calme. Neutre. Comme s'il ne s'était rien passé la veille. Comme s'il ne m'avait pas vue dans le couloir, les doigts sur le clitoris, la bouche entrouverte, en train de me masturber en le regardant baiser la nounou.

— Très bien, dis-je sans lever les yeux.

Un silence. Je sens son regard sur moi, brûlant, insistant. J'imagine qu'il voit à travers la table, à travers ma robe, jusqu'à ma chatte nue , je n'ai pas osé remettre de culotte ce matin, la mienne était trop trempée, j'ai dû la laver en cachette cette nuit. Ludivine pose une assiette de viennoiseries sur la table et s'assied à côté de Vincent. Elle lui frôle le bras en se penchant, et je vois ses seins lourds effleurer son épaule. Il ne réagit pas. Il continue de me fixer.

— Tu es rentrée tard hier soir, reprend-il.

Ce n'est pas une question. C'est un constat. Il sait à quelle heure je suis rentrée. Il sait ce que j'ai vu. Il sait que je sais, et il veut que je le sache. Il veut me torturer.

— La soirée était ennuyeuse, dis-je en buvant une gorgée de café qui me brûle la langue.

— Ah oui ?

— Oui.

— Tu as fait quelque chose d'intéressant, après ?

La question claque dans l'air comme une gifle. Ludivine lève les yeux de son croissant, légèrement étonnée par le ton. Moi, je sens le rouge me monter aux joues, dévorer mon cou, embraser ma poitrine. Mes tétons durcissent sous le tissu de ma robe, et je sais qu'il le voit. Il est en train de jouer avec moi. Il est en train de me tester. Il veut voir jusqu'où je vais ramper.

— Non, dis-je d'une voix blanche. Rien de spécial.

— Dommage.

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 10 : La sortie au parc

    Vincent Ce samedi, le parc est une cocotte-minute. Des gamins hurlent partout, leurs cris stridents rebondissent sur les structures métalliques, les mères transpirent sur les bancs en s'éventant avec des magazines people, les pigeons obèses se disputent des miettes de pain moisi. L'air sent le gazon coupé, la barbe à papa, la crème solaire et la sueur. Ma fille est sur l'aire de jeux, Manon, trois ans, suspendue au filet comme un petit singe, ses boucles brunes collées à son front par la transpiration, son rire qui fuse à chaque balancement. Je la surveille d'un œil distrait, adossé au banc de bois brûlant. Mon autre œil, toutes mes pensées, toute mon attention sont braqués sur la femme assise à l'autre extrémité du banc. Camille. Ma belle-sœur. La sœur de ma femme défunte. Elle porte une robe bleue, légère, qui s'arrête à mi-cuisse. Ses jambes sont nues, bronzées, interminables, lisses comme du satin. Elle a croisé les chevilles, ses sandales balancent doucement au bout de ses or

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 9 : La chaleur d'été 2

    Sa voix me fait sursauter. Je ravale ma salive et j'obéis. Je passe la serviette sur son torse, plus lentement, plus appuyé. Le tissu râpe les poils sombres qui parsèment sa poitrine, dessinant des sillons dans la sueur. Ses pectoraux se contractent à mon contact, ses abdominaux se durcissent sous mes doigts tremblants. Je descends, je suis la ligne médiane de son ventre, cette route de chair et de muscles qui mène à l'interdit. Je sens chaque bosse, chaque creux, chaque relief de ce corps d'homme dans la force de l'âge. Il ne dit rien. Il me regarde. Il me laisse faire. Mais son silence est plus éloquent qu'un discours. Il me laisse le toucher. Il me donne la permission d'explorer, de caresser, de m'approcher au plus près de l'interdit. C'est un jeu. Un jeu cruel dont il fixe les règles. — Encore plus bas. Ma main tremble. La serviette arrive à la ceinture du jean. Mes doigts effleurent la peau nue juste au-dessus du denim. C'est là que l'odeur est la plus forte, musquée, animale,

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 8 : La chaleur d'été

    Camille L'air est immobile. Pas un souffle, pas un frémissement. Les feuilles du grand tilleul pendent, molles, écrasées par un soleil de plomb qui transforme le jardin en fournaise. L'ombre elle-même est chaude, épaisse, moite. Ma robe en coton léger me colle à la peau, l'ourlet remonte sur mes cuisses nues, et le livre que j'ai emporté repose ouvert sur mes genoux sans que j'en aie lu une seule ligne. Je ne peux pas. Mes yeux refusent d'obéir. Ils glissent, ils dévient, ils retournent toujours vers lui. Vincent est torse nu au fond du jardin, près de la terrasse fracassée par l'orage du mois dernier. Il reconstruit la pergola, pièce par pièce, avec cette patience méthodique qui caractérise chacun de ses gestes. Le bois crisse sous la scie, des échardes volent dans la lumière éclatante, et la sueur ruisselle sur sa peau comme de l'huile sur du bronze. Ses épaules sont larges, épaisses, striées de muscles qui se déploient et se contractent au rythme du travail. Je vois chaque détai

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 7 : L'anniversaire de la morte

    Camille J'aurais dû me taire. J'aurais dû baisser la tête, m'excuser, fuir. Mais il y a quelque chose en moi qui refuse de plier. Quelque chose qui s'est réveillé la nuit où je l'ai vu avec Ludivine, et qui depuis ne demande qu'à le défier. Peut-être que je voulais le punir. Peut-être que je voulais qu'il me punisse. Je ne sais plus. Tout se mélange dans ma tête, le désir, la culpabilité, le deuil, la jalousie. — Sinon quoi ? Les mots sont sortis avant que je puisse les retenir. Un défi. Une provocation. Il a plissé les yeux, et j'ai vu passer dans son regard une flamme sombre, brûlante, qui m'a transpercée de part en part. Il a approché son visage du mien. Ses lèvres étaient si proches que je pouvais sentir leur chaleur, presque leur goût. Je n'avais qu'à avancer d'un centimètre pour les toucher. Ma bouche s'est entrouverte, ma langue est passée sur ma lèvre inférieure. Il a suivi ce mouvement des yeux, et j'ai vu sa mâchoire se crisper. — Sinon je te punis. Sa voix étai

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 6 : La photo

    VincentElle ouvre la bouche pour protester, mais aucun son ne sort. Ses joues s'empourprent, sa respiration s'accélère. Je vois sa poitrine se soulever sous son pull, ses tétons pointer. Elle reste là, à genoux, les mains sur les cuisses, les yeux fixés sur la photo de sa sœur. Sa respiration est courte, saccadée. Moi, je reste debout derrière elle. Je la domine. Je vois sa nuque, ses cheveux qui bouclent sur sa peau, ses épaules qui tremblent légèrement. Je vois la courbe de son dos, la naissance de ses fesses sous sa robe. Je bande comme jamais. C'est monstrueux, je sais, mais je bande en regardant ma belle-sœur agenouillée devant la photo de ma femme morte. J'imagine que je me penche, que je retrousse sa robe sur ses reins, que je baisse mon jean, que je la prends là, sur le tapis du salon, devant la photo de ma femme.— Tu l'as fait, n'est-ce pas ? je murmure derrière elle. Tu as joui en me regardant ?Un long silence. Puis, d'une voix à peine audible :— Oui.Le mot tombe entre

  • BAISE-MOI 4   Chapitre 5 : Le lendemain des cendres 2

    Camille Un seul mot. Lourd de sous-entendus. Il sourit. Un sourire lent, à peine esquissé, qui n'atteint pas ses yeux. Un sourire de prédateur. Je le connais depuis dix ans, ce sourire. Je l'ai vu sur le visage de ma sœur quand elle me racontait comment ils s'étaient rencontrés. Il a un sourire dangereux, disait-elle. Quand il te sourit comme ça, t'as envie de fuir et de t'agenouiller en même temps.C'est exactement ce que je ressens. L'envie de fuir et de m'agenouiller. L'envie de ramper sous la table, d'écarter les cuisses, de le supplier de me prendre comme il a pris Ludivine. L'envie de sentir sa queue énorme s'enfoncer dans ma chatte, ses mains dans mes cheveux, sa voix rauque qui me traite de salope. Mais je reste figée, le cul sur ma chaise, les cuisses serrées, ma chatte qui pulse et qui mouille.Ludivine, inconsciente du brasier qui couve sous la table, se met à raconter une anecdote sur Manon, quelque chose à propos d'un dessin et d'un oiseau. Je fais semblant d'écouter. Vi

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status